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Alors que l’Espagne retrouve sa fureur et son efficacité offensive, la Belgique affiche un visage amorphe qui inquiète ses supporters. Au milieu de ces destins contrastés, le Cap-Vert déjoue tous les pronostics et s’impose comme la sensation rafraîchissante du football international.
Entre la résurrection spectaculaire d’une Espagne transfigurée et la méforme inquiétante d’une Belgique en panne d’inspiration, le football international vit au rythme des contrastes. Mais la véritable secousse vient de l’Atlantique, où le Cap-Vert, héroïque, bouscule la hiérarchie mondiale et s’impose en maître du suspense. L’Espagne a retrouvé son football de gala. Après une période de doutes et de transitions tactiques, la sélection espagnole s’est réveillée de la plus belle des manières.
Fini le jeu de possession stérile et les passes latérales infinies : la Roja verticale est de retour. Portée par une jeunesse dorée et des milieux créatifs retrouvés, l’équipe dicte à nouveau son rythme sur le terrain. Ce réveil se traduit par une efficacité offensive redoutable et un pressing haut qui étouffe ses adversaires. L’Espagne envoie un message clair au reste du monde : il faudra maintenant se méfier du réveil de la Roja.
D’ailleurs la méfiance et l’alerte ont été données il y a quelques jours. «Ils sont très remontés», avait prévenu le sélectionneur Luis de la Fuente, samedi, à propos de ses joueurs piqués par les critiques après le pâle visage montré face à des Capverdiens néophytes (0-0). Et les Espagnols n’ont effectivement fait qu’une bouchée des Saoudiens à Atlanta, guidés par la star Lamine Yamal, titulaire, qui a mis à peine dix minutes pour libérer les siens en taclant un centre millimétré de Mikel Oyarzabal.
Comme ce dernier s’est offert ensuite un doublé express (21e, 24e), le match était plié et De la Fuente a pu sortir sa pépite à la mi-temps. Avec 4 points, les Espagnols sont en ballottage favorable pour rejoindre les 16es de finale, que le Mexique, les Etats-Unis et l’Allemagne sont déjà assurés de disputer. Un nul suffira à la Roja vendredi contre l’Uruguay, pour finir à la première place.










