Cette session a permis d’explorer le rôle stratégique des écosystèmes port-ville dans la transformation des territoires africains à l’ère de l’intelligence artificielle, des transitions énergétiques et des recompositions géopolitiques mondiales.
Coopération : C’est un programme bien riche qui a été concocté par les organisateurs de l’événement. Plénières, conférences, networking, tous les formats ont en effet été prévus pour débattre d’une thématique aussi importante et mondialement d’actualité. Le Maroc en est l’hôte et ambitionne d’emboîter le pas aux gouvernements les plus avancés dans la question de décentralisation et de régionalisation. Ceci dans un souci de gouvernance, de performance et d’équilibre entre les régions du Royaume. Les chantiers sont énormes mais l’exercice en vaut la chandelle !
La 8ème édition du Congrès mondial de l’Organisation des cités et des gouvernements locaux unis (CGLU) aura démarré par des séances de travail entre les différents opérateurs réunis pour un seul objectif : trouver des solutions durables pour doter les villes de nouvelles générations de services publics locaux universels. Des sessions des coalitions multilatérales ont eu lieu, en effet, le 22 juin, déjà, pour traiter d’une thématique des plus sensibles, à savoir le renforcement des alliances avec les travailleuses des services publics locaux. Cette session de travail a réuni des représentants des gouvernements locaux et régionaux ainsi que des travailleuses et travailleurs des services publics afin de débattre de l’avenir de la prestation des services publics locaux en amont de l’adoption du Cadre mondial CGLU-PSI sur le dialogue social et de la coopération. L’échange d’expérience est bel et bien au rendez-vous puisque plusieurs experts internationaux ont répondu présent pour exposer les solutions déjà utilisées ailleurs et qui ont réussi de manière durable. Le transfert de savoir-faire est de mise mais l’adaptation l’est également. Et c’est dans ce sens que le travail devra être opéré entre les différents experts du monde entier.
« S’appuyant sur un processus de préparation conjoint, les participants identifieront les priorités pour le futur dialogue social, notamment en matière de financement des services publics, de gouvernance de l’eau, de l’énergie et des déchets, d’intelligence artificielle et de numérisation, de santé et de sécurité de travail. Le travail décent sera aussi discuté par le renforcement de la coopération entre les gouvernements locaux et les travailleuses et travailleurs des services publics », résumeront les auteurs du programme de cet événement mondial. Et c’est ainsi que les séances de travail se multiplieront au gré des thématiques les plus cruciales dans un contexte où l’environnement socio-économique conditionne fortement les performances et ce à tous les niveaux.
Lors de la journée suivante, le dialogue a été placé, dès 9h du matin, dans un des auditoriums du Palais des Arts de Tanger, sur le Pacte urbain MENA : les gouvernements locaux de la région MENA pour la prochaine génération de service publics.
Un focus sur l’innovation et l’intelligence territoriale a été présidé par le top management de Tanger Med. L’accent a été mis sur les écosystèmes port-ville : l’intelligence artificielle au service du multilatéralisme territorial. En clair, cette session aura permis d’explorer le rôle stratégique des écosystèmes port-ville dans la transformation des territoires africains à l’ère de l’intelligence artificielle, des transitions énergétiques et des recompositions géopolitiques mondiales. A travers, la vision de l’axe Tanger-Le Cap, elle met en avant une approche intégrée reliant logistique, innovation, gouvernance territoriale et développement durable. « En positionnant les villes portuaires comme moteurs de coopération Sud-Sud et de multilatéralisme territorial, la session a eu pour objectif de permettre aux différents acteurs de réfléchir ensemble sur les nouveaux corridors africains de croissance, de résilience et d’intégration régionale », expliquent les organisateurs. L’intelligence artificielle représentant un potentiel en termes d’outil de planification, d’anticipation et de gouvernance au service des territoires du futur.
Bref, les séances de réflexion de networking ainsi que les plénières se poursuivront jusqu’au 25 juin dans une ambiance studieuse où le maître mot sera la ville. Les enjeux sont réels. D’ailleurs un espace des Objectifs de développement durable (ODD) a été organisé par le CGLU et le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) dans le cadre de l’initiative SDG Local Action. Cet espace représente un espace de réseautage dynamique où les représentants des gouvernements locaux et régionaux échangent des connaissances, de l’inspiration et des bonnes pratiques sur la mise en place des Objectifs de développement durable.
Les travaux se poursuivront jusqu’à la fin de la semaine. A suivre…










