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En présence de professionnels et d’experts en droit du travail: Les apports de la loi organique sur le droit de la grève au sein de l’entreprise débattus à Tanger

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Equilibre
Ce rendez-vous a rassemblé une pléiade de professionnels et d’experts en droit du travail et relations professionnelles afin d’apporter un éclairage sur les principales nouveautés introduites à la nouvelle loi, son articulation avec les normes internationales ainsi que les enjeux liés à sa mise en œuvre au sein des entreprises, quel que soit leur secteur d’activité ou leur taille.

Encadrer et accompagner les opérateurs économiques du Nord dans leur compréhension des mutations du droit social marocain et dans l’adaptation de leurs pratiques professionnelles à un environnement juridique est au cœur des enjeux stratégiques au Maroc. C’est dans ce contexte que s’est tenu à Tanger, jeudi 25 juin, un afterwork-débat sous le thème «Les apports de la loi organique sur la grève à la gouvernance des relations collectives de travail». Modéré par Maître Hatim Elkhatib, ce rendez-vous a rassemblé une pléiade de professionnels et d’experts reconnus en droit du travail et relations professionnelles afin d’apporter un éclairage sur les principaux apports de la nouvelle loi, son articulation avec les normes internationales ainsi que les enjeux liés à sa mise en œuvre au sein des entreprises, quel que soit leur secteur d’activité ou leur taille.

Initié par la CGEM de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, à travers sa commission Médiation et Arbitrage, cet afterwork s’est enrichi également par des interventions des participants autour des implications concrètes de cette réforme pour les entreprises. Intervenant à cette occasion, Ahmed Bouharrou, arbitre social et chercheur en droit du travail, a tenu à remonter dans l’histoire pour rappeler comment est né et a évolué le droit de la grève, depuis son inscription dans la Constitution marocaine, jusqu’à l’adoption de son cadre juridique au Parlement. L’interlocuteur a fait part de l’importance de cette étape de validation de la nouvelle loi organique permettant de combler le vide juridique et réglementer ce droit de la grève. M. Bouharrou a saisi l’occasion pour mettre l’accent sur les outils juridiques à la disposition de l’entreprise, visant à défendre leurs intérêts, par le recours aux sanctions en cas de non-respect des procédures établies.

De son côté, Rachid Filali Meknassi, expert en droit du travail et arbitre social, a fait savoir que la grève est un droit essentiel (pour les salariés du privé et du public), reconnu dans les normes de droit international et consacré comme un levier stratégique pour atteindre l’équilibre professionnel. L’interlocuteur a mis en avant les avancées réalisées par le Maroc, à travers l’adoption de la loi organique sur le droit de la grève, tout en soulignant son engagement au regard de ses obligations internationales. M. Filali Meknassi a insisté sur la nécessité d’établir un équilibre entre la protection des libertés syndicales et la continuité des activités au sein de l’entreprise ou des services publics.

Pour sa part, Mohammed Emtil, expert en ressources humaines, médiateur et arbitre social, a axé son intervention sur les implications concrètes de la nouvelle loi organique sur le droit de la grève pour l’entreprise. Il a mis en avant la responsabilité de l’entreprise dans l’anticipation des tensions sociales, notamment par le dialogue social et le respect des obligations légales ainsi que la mise en place des mécanismes de concertation avec les parties prenantes. «La nouvelle loi permet aux entreprises de mieux planifier la continuité de leurs activités, grâce à une meilleure visibilité sur les procédures, les délais de préavis et les voies de recours», a expliqué M. Emtil.
Notons que cet afterwork fait partie des initiatives et rencontres avec des experts et des responsables des institutions partenaires pour aborder des sujets prioritaires et thèmes d’actualité, tout en permettant de contribuer à l’amélioration du climat des affaires dans la région du Nord.