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Verbatim: Khalid Safir, directeur général de la CDG

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  Propos recueillis par Dounia Essabban

«L’architecture financière est très importante dans le domaine des territoires car c’est dans les régions que se mesurent les changements, notamment climatiques. Aujourd’hui, l’équation est complexe et le défi est de repenser comment acheminer les capitaux vers les centres qui génèrent le plus de plus-values. Et il s’agit d’évaluer ces éléments tant sur le plan social, économique que logistique. L’évolution de la manière de financer les différents projets s’est effectuée, en large partie, à travers la coopération Sud-Sud. Il s’agit aussi de prendre plus de risques pour capitaliser et c’est là où la CDG et les autres instances financières interviennent. En partant du fait que l’économie verte se construit territoire par territoire, la donne change et une nouvelle architecture mondiale est en train de prendre en forme. Car la régionalisation avancée s’est traduite par des transformations majeures dans plusieurs secteurs, notamment dans le domaine de la santé, de l’environnement et des équipements et des infrastructures. Pour le Maroc, les banques ont suivi, les instances internationales également. Les enjeux sont de trouver aujourd’hui les bonnes manières pour accélérer le processus. Le renforcement entre acteurs publics et privés étant nécessaire à ce stade. La Caisse de dépôt et de gestion intervient à ce niveau. En tant qu’investisseur public, la CDG mise aujourd’hui plus que jamais sur les territoires dans le cadre du processus de la régionalisation avancée. Et c’est de cette manière que l’architecture financière internationale en sera transformée. C’est tout là l’enjeu du Congrès aujourd’hui en matière de financement».

Mbarka Bouaida, présidente de l’Association des régions du Maroc

Mbarka Bouaida, présidente de l’Association des régions du Maroc

«Je souhaite démarrer ma présentation par des sujets soulevés au quotidien par le citoyen liés à l’eau, notamment comment lutter contre la sécheresse ? Comment lutter contre les incendies ou encore les inondations ? A travers la Loi organique, le rôle des régions est de plus en plus important en termes de planification territoriale. L’arsenal juridique est là et son exécution sous entend son financement. Et dans le cas de la région de Guelmim, le vrai défi est de savoir comment ces projets pourront être structurés pour arriver à des solutions durables. Je prends l’exemple de l’eau qui est une priorité, en citant la BERD comme partenaire dans ce projet aussi crucial. L’instance nous accompagne également dans le cadre du transfert de savoir-faire en matière d’eau. Et Guelmim-Oued Noun est la seule région à être accompagnée par une instance internationale. La préservation des oasis étant une priorité dans la région. Nos plans territoriaux tiennent compte de la stratégie nationale bien sûr. Le financement des régions est d’ailleurs très cadré par la loi, ce qui représente une garantie que nous apportons aux banques. Le second défi, à mon sens, est de trouver le meilleur outil de financement car dans la région nous avons de petites collectivités, des TPE et des PME. Pour résumer, les expériences concluantes existent au Maroc mais il n’y a pas encore beaucoup de marge de manœuvre alors qu’il y a encore tant à faire ».