Culture

Pour un investissement de 240 millions DH : Ouarzazate aura sa Cité internationale du cinéma

© D.R

Structure cinématographique
Le coup d’envoi des travaux de construction de la future Cité internationale du cinéma à Ouarzazate a été donné vendredi. Ce projet a pour objectif de renforcer la position de la ville en tant que pôle national et international de l’industrie cinématographique et audiovisuelle.


La ville de Ouarzazate franchit une nouvelle étape dans son ambition de devenir l’une des principales plateformes cinématographiques d’Afrique et de la région MENA. Les travaux de réalisation de la future Cité internationale du cinéma ont été officiellement lancés vendredi. Conçu selon une approche de type «One-Stop-Shop», ce projet structurant est destiné à renforcer le positionnement de la ville en tant que pôle national et international de l’industrie cinématographique et audiovisuelle. Réalisé dans le cadre d’un partenariat réunissant plusieurs acteurs institutionnels, ce projet stratégique ambitionne de développer un écosystème intégré capable d’accompagner les évolutions du secteur, tout en renforçant la compétitivité et l’attractivité du Maroc auprès des productions nationales et internationales.
Implantée sur une superficie de 10,49 hectares, la future cité mobilisera un investissement global de 240 millions de dirhams. Elle offre en effet aux professionnels du cinéma un ensemble de services centralisés couvrant toutes les étapes de la chaîne de valeur.
Le complexe comprendra cinq pôles complémentaires : un pôle de production doté d’un studio de tournage de 3.000 m², un pôle de postproduction et d’archivage, un centre de formation et de développement des compétences, un espace dédié à l’innovation et aux technologies créatives, ainsi qu’un pôle d’accueil, de services et de tourisme cinématographique. En marge du lancement, Mohamed Mehdi Bensaïd, ministre de la jeunesse, de la culture et de la communication, accompagné du gouverneur de la province d’Ouarzazate, Abdellah Jahid, s’est rendu sur les chantiers de restauration de la Kasbah de Taourirt et du Ksar d’Aït Ben Haddou, dans le cadre du programme de réhabilitation des monuments historiques affectés par le séisme d’Al Haouz. La Kasbah de Taourirt demeure l’un des monuments emblématiques du sud-est marocain, tandis que le Ksar d’Aït Ben Haddou, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1987, constitue un remarquable exemple de l’architecture traditionnelle en terre.
Le ministre a précisé que les travaux de restauration du Ksar d’Aït Ben Haddou ont atteint un taux d’avancement compris entre 80 % et 85 %, avec une livraison prévue dans un délai d’environ quatre mois. La prochaine phase portera sur la valorisation du site afin d’en faire un espace culturel et touristique dynamique tout au long de l’année. Ces chantiers s’inscrivent dans le cadre des directives royales appelant à accélérer la réhabilitation des monuments historiques et sites culturels endommagés par le séisme d’Al Haouz. La prochaine étape portera sur la valorisation touristique du site, avec pour objectif d’en dynamiser la fréquentation tout au long de l’année.