16èmes de finale
À quelques heures d’un seizième de finale historique au Mondial 2026, le Maroc et les Pays-Bas s’apprêtent à s’affronter à Monterrey dans une ambiance électrique. Ce duel, véritable choc de cultures et de diasporas, mettra aux prises deux formations en pleine confiance, portées par des joueurs binationaux formés au football néerlandais.
C’est un sommet de fraternité, de double culture et de haute intensité footballistique qui s’annonce à l’Estadio BBVA. Pour la première fois depuis 1994 dans cette compétition, les Lions de l’Atlas et les Oranje croisent le fer dans un match à élimination directe. L’enjeu dépasse le simple cadre sportif : ce choc oppose de nombreux joueurs marocains à leur pays de naissance ou de formation.
Cette dimension particulière du duel s’explique en effet par la proximité entre plusieurs internationaux des deux sélections, qui se sont côtoyés en clubs ou au sein de différents championnats européens. Ces trajectoires communes confèrent à la rencontre une tonalité singulière, mêlant amitié et retrouvailles.
Dans le camp marocain, des joueurs comme Ismaël Saibari, Noussair Mazraoui, Soufyan Amrabat ou encore Anass Salah-Eddine retrouveront des coéquipiers de l’Eredivisie et d’anciens partenaires de vestiaire qu’ils connaissent bien, avec lesquels ils ont partagé des saisons entières, ce qui ajoute une touche personnelle et familière à cette confrontation.
Au-delà de cet aspect humain, l’enjeu sportif demeure pleinement présent, chaque sélection entendant imposer ses qualités dans une confrontation annoncée comme particulièrement disputée.
Les Pays-Bas, qui semblent devoir monter en puissance, affrontent le Maroc déterminé à confirmer sa place parmi les meilleures nations, lors du choc des 16èmes de finale programmé mardi à 02h00.
Ce sera un remake, les deux équipes s’étant déjà rencontrées lors d’une Coupe du monde. Aux Etats-Unis, en 1994, les Néerlandais s’étaient imposés (2-1) en phase de groupes.
Mais les Lions de l’Atlas ne sont plus les mêmes. Champions d’Afrique en début d’année, ils veulent désormais confirmer leur quatrième place surprise obtenue en 2022 au Qatar.
Le sélectionneur Mohamed Ouahbi, qui a mené les moins de 20 ans au titre de champion du monde l’année dernière, peut s’appuyer sur des joueurs de très haut niveau comme Achraf Hakimi, double champion d’Europe en titre avec le PSG, ou encore Brahim Diaz, qui évolue au Real Madrid.
Et il possède en Ismael Saibari, triple buteur lors de la phase de groupes, une révélation au plus haut niveau.
«Comme je l’ai dit avant la Coupe du monde, le Maroc est entré dans une nouvelle phase: celle de la confiance en soi», a assuré Ouahbi après la victoire contre Haïti (4-2). «Nous entrons dans une étape où nous devons croire en la possibilité de remporter le titre et en faire notre objectif.»
Pour leur part, les Pays-Bas, comme à chaque Coupe du monde, nourrissent l’ambition de jouer les premiers rôles, après avoir échoué trois fois en finale (1974, 1978 et 2010).
Quart-de-finalistes en 2022, ils sont sortis premiers de leur groupe devant le Japon et la Suède, avec une attaque performante – en témoignent leur dix buts inscrits. Le tout sans le meilleur buteur de l’histoire de la sélection, Memphis Depay, cantonné à un rôle de remplaçant par Ronald Koeman depuis le début du tournoi.
Le sélectionneur adopte une lecture mesurée de la confrontation, refusant toute idée de supériorité néerlandaise malgré la première place obtenue en phase de groupes.
«Je ne sais pas si nous sommes favoris face au Maroc. Ce sera un grand match», a-t-il indiqué, saluant une équipe marocaine «solide et offensive», capable de varier ses registres grâce à des profils très techniques.
Ces propos confirment le respect dont jouit la sélection marocaine, désormais perçue comme un adversaire de premier plan sur la scène internationale, capable de rivaliser avec les grandes nations du football mondial.










