Rythme
Pendant 3 jours, la Cité des Alizés a vibré au rythme de la musique, mais aussi de la culture dans toute sa richesse et sa diversité. Organisé du 25 au 27 juin, le Festival Gnaoua et musiques du monde a une nouvelle fois marqué les esprits en transformant Essaouira en un véritable carrefour des cultures. En détails les temps forts de cette édition.
Le Festival Gnaoua Essaouira confirme une fois de plus sa vocation universelle et son rôle de puissant catalyseur d’une musique authentique et fédératrice. Sa 27ème édition, qui s’est tenue du 25 au 27ème juin dans la cité des alizés, a été marquée par de nombreux moments forts et riches en émotions. Le public, comme à son accoutumée, était au rendez-vous. Parmi les temps forts de cette édition, le concert d’ouverture qui a rassemblé plusieurs artistes. Jeudi soir, la scène Moulay El Hassan a vibré au rythme des fusions musicales pour l’ouverture de la 27ème édition du Festival Gnaoua et musiques du monde. Sur l’emblématique scène, le maâlem Mehdi Nassouli a offert un concert d’ouverture mémorable, donnant le ton d’une édition placée sous le signe du dialogue des cultures, du partage et de la créativité.
Le jeune maâlem, figure emblématique du renouveau de la musique gnaouie, a réuni autour de lui des artistes aux univers aussi singuliers que complémentaires. La chanteuse marocaine Sara Moullablad, la vocaliste d’origine indienne Ganavya, la troupe rwandaise i Buhoro et le multi-instrumentiste français Sylvain Barou ont signé une création inédite où les traditions musicales du Maroc, de l’Inde, du Rwanda et de la France se sont rencontrées dans une harmonie saisissante. Cette fusion a célébré le métissage artistique, le dialogue interculturel et la richesse des patrimoines vivants. Les sonorités profondes du guembri et le rythme hypnotique des qraqebs de Mehdi Nassouli se sont entremêlés avec les envolées spirituelles de Ganavya, l’énergie chorégraphique de la troupe i Buhoro, la voix envoûtante de Sara Moullablad et les nuances subtiles des flûtes de Sylvain Barou.
Cette rencontre artistique a également marqué un moment marquant. La fusion inédite des artistes sur scène a fait voyager le public en Afrique, en Asie et en Europe conclue par une standing ovation du public. La soirée s’est ensuite poursuivie dans la plus pure tradition gnaouie avec le concert du maâlem Mohamed Kouyou, avant de laisser place aux sonorités de Badume’s Band & Selamnesh Zéméné. Le public a également découvert une seconde fusion réunissant le maâlem Mohamed Montari et Badume’s Band & Selamnesh, avant de clôturer cette première nuit avec la performance électrisante de Hoba Hoba Spirit. Vendredi soir, le Festival Gnaoua a offert un véritable voyage musical entre traditions et sonorités du monde. Maâlem Amine Daoudi a d’abord fait vibrer le public au rythme des chants et des mélodies gnaouies, avant de céder la place au bassiste et chanteur Richard Bona, dont le jazz envoûtant a conquis les festivaliers. L’un des temps forts de la soirée est la venue d’Asma Lamnawar qui a créé la surprise en proposant une fusion artistique audacieuse, saluée par une longue ovation du public.
Venue des États-Unis, la formation The Harlem Spirit of Gospel a ensuite transporté l’assistance grâce à une performance intense et lumineuse, mêlant puissance vocale et ambiance Soul. Parmi les temps forts de la Soirée du samedi, on notera la performance de Carlinhos Brown. L’artiste brésilien a fait souffler un vent de Bahia sur Essaouira, entraînant le public dans un concert vibrant où les rythmes afro-brésiliens ont dialogué avec l’esprit du festival, offrant une clôture aussi festive qu’inoubliable.










