Située à proximité de Chefchaouen, la station d’Ifahsa fonctionnera comme une véritable batterie géante rechargeable pour le réseau électrique national.
Transition énergétique : La Banque mondiale mobilise un financement de 265 millions de dollars pour accompagner la réalisation de la station de transfert d’énergie par pompage (STEP) d’Ifahsa, dans le nord du Royaume. Comptant parmi les plus importants projets de stockage hydraulique en Afrique, cette infrastructure stratégique renforcera la résilience du réseau électrique national et facilitera l’intégration des énergies renouvelables.
Une nouvelle impulsion est donnée à la transition énergétique du Maroc. Le Groupe Banque mondiale apporte son appui à un projet de station de transfert d’énergie par pompage. Installé au nord du Maroc, ce projet est considéré comme l’un des plus importants du genre en Afrique. Cette infrastructure permettra de fournir une électricité fiable à un coût abordable. Elle améliorera ainsi la résilience du réseau national et renforcera la capacité du pays à intégrer davantage d’énergies renouvelables. La contribution de la Banque mondiale s’élève ainsi à 265 millions de dollars. Elle associe un prêt de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), un financement concessionnel du Fonds pour les technologies propres et un don du Fonds pour une planète vivable. Le projet est également financé par la Banque africaine de développement et mis en œuvre par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE). Le cofinancement des deux banques multilatérales de développement illustre comment les partenariats internationaux peuvent mobiliser des ressources en faveur d’investissements dans les énergies propres à grande échelle et accélérer la transition vers un avenir énergétique plus résilient et sobre en carbone.
« Le projet Ifahsa est l’exemple même du type de partenariats transformateurs que nous nous efforçons de bâtir, en réunissant institutions multilatérales et autorités nationales, en mobilisant des capitaux et en investissant dans des infrastructures qui génèrent des dividendes environnementaux, sociaux et économiques», assure Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division à la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte. Et de préciser : «Nous sommes honorés d’œuvrer aux côtés de l’ONEE, conjointement avec la Banque africaine de développement, pour soutenir ce qui est, à ce jour, l’une des initiatives les plus ambitieuses du Maroc en matière d’énergie propre».
Située à proximité de Chefchaouen, la station fonctionnera comme une véritable batterie géante rechargeable pour le réseau électrique national. Lors des pics de production d’énergie renouvelable, quand le soleil brille ou le vent souffle, l’eau est pompée vers un réservoir supérieur. Elle est ensuite relâchée dans des turbines pour produire de l’électricité au moment où les besoins sont les plus élevés. Le projet permettra de renforcer la fiabilité et la résilience du système électrique marocain en offrant une capacité de stockage flexible pour accompagner l’intégration d’une part plus importante d’énergies renouvelables. Il garantira ainsi aux ménages et aux entreprises un approvisionnement en électricité plus sûr et plus propre. Cette installation de 300 mégawatts permettra au Maroc d’intégrer au moins 1 gigawatt d’énergie solaire et éolienne supplémentaire dans son réseau national, ouvrant ainsi la voie à environ 1 milliard de dollars d’investissements privés.
Ce faisant, elle remplacera environ 3 térawattheures d’électricité actuellement produits chaque année à partir de combustibles fossiles, évitant ainsi quelque 1,7 million de tonnes d’émissions de CO2 par an. L’initiative créera, par ailleurs, de véritables opportunités économiques pour la population. Durant la phase de construction, le projet devrait générer environ 820 emplois directs par an. Par la suite, la capacité d’énergies renouvelables qu’il permettra de déployer créera des possibilités d’emploi supplémentaires dans le secteur de l’énergie et au-delà. Les entreprises marocaines bénéficieront également d’un accès à une électricité plus propre, ce qui renforcera leur positionnement sur des marchés internationaux où les chaînes d’approvisionnement bas carbone revêtent une importance croissante.









