Le Chef du gouvernement préside la 11ème Commission nationale des investissements
Bilan: La nouvelle Charte de l’investissement continue de donner de très bons résultats avec l’approbation d’une série de nouveaux projets par la commission nationale. Les détails.
Une nouvelle vague de projets arrive dans le cadre du dispositif national de la charte de l’investissement. En effet, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présidé à Rabat la 11ème Commission nationale des investissements instituée par la nouvelle Charte de l’investissement, opérationnelle depuis mars 2023, conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi.
Au début de cette 11ème Commission, le Chef du gouvernement s’est arrêté sur le bilan positif de la mise en œuvre de la nouvelle Charte de l’investissement, désormais pleinement opérationnelle, et qui a permis après seulement trois ans d’opérationnalisation la signature de 391 conventions d’investissement, représentant un volume global de 520 milliards de dirhams.
Le Chef du gouvernement a souligné à cet égard les avancées majeures permises par la Charte en matière de rééquilibrage territorial, de promotion de l’emploi stable, d’équité entre les femmes et les hommes, de développement durable et d’émergence de filières industrielles d’avenir, tout en saluant l’attraction de projets stratégiques structurants qui renforcent durablement la compétitivité et la souveraineté économique du Royaume. Lors de cette réunion, la Commission nationale des investissements a approuvé 29 projets de conventions d’investissement et 9 avenants à des conventions dans le cadre du dispositif principal. Les 29 projets approuvés portent sur un montant global de près de 42 milliards de dirhams, permettant la création de près de 9.800 emplois, dont 2.400 directs et 7.400 indirects. Les investissements approuvés dans le cadre du dispositif principal concernent 16 provinces et préfectures dans 6 régions du Royaume.
Ces provinces incluent notamment Al Haouz, El Jadida, Moulay Yacoub, Nador, Rehamna et Taroudant. Ces projets concernent 13 secteurs d’activité, dont le tourisme et les loisirs, la chimie et la parachimie, l’industrie agroalimentaire, les infrastructures portuaires, l’aéronautique, la logistique, le commerce et la distribution, les télécommunications, la transformation et la valorisation des déchets et les énergies renouvelables. En ce qui concerne ces 29 projets, le secteur de l’industrie agroalimentaire est le principal pourvoyeur d’emplois, suivi de la chimie et la parachimie et de l’aéronautique. Par ailleurs, dans le cadre du dispositif stratégique, la Commission nationale des investissements a approuvé 3 projets de conventions totalisant 8,4 milliards de dirhams et plus de 2.700 emplois directs, ainsi qu’un projet d’avenant. Ces 4 projets couvrent 3 secteurs d’activités, à savoir l’industrie du véhicule électrique, l’aéronautique et le textile, et seront implantés dans 4 régions, à savoir Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Fès-Meknès et Tanger-Tétouan-Al Hoceima. La Commission a également attribué le caractère stratégique à 3 projets d’investissement, totalisant un montant d’investissement total de près de 29 milliards de dirhams permettant la création de plus de 1.100 emplois directs.
Investissement privé
Il faut préciser que la loi-cadre 03.22 formant Charte de l’investissement vise essentiellement à porter l’investissement privé aux deux tiers de l’investissement global à l’horizon 2035, conformément aux recommandations contenues dans le Nouveau modèle de développement. Les objectifs de cette charte portent sur la création d’emplois stables, la réduction des disparités entre les provinces et les préfectures du Royaume en matière d’attraction des investissements, l’orientation de l’investissement vers les secteurs d’activité prioritaires et les métiers d’avenir. Il s’agit également de l’amélioration de l’environnement des affaires et la facilitation de l’acte d’investir, le renforcement de l’attractivité du Royaume en vue de l’ériger en hub continental et international pour les investissements directs étrangers, l’encouragement des exportations et du développement des entreprises marocaines à l’international et l’incitation à la substitution des importations par la production locale.
La mise en œuvre des dispositions de la Charte de l’investissement a constitué une étape essentielle pour la consécration de l’attractivité de l’économie nationale pour les investissements nationaux et étrangers et pour le renforcement du positionnement économique de notre pays sur les plans régional et continental, en tant que l’un des principaux textes législatifs visant à mettre en œuvre le Nouveau modèle de développement et à consolider les fondements d’une économie forte intégrée dans les chaînes de valeur mondiales, et un levier pour le soutien de la production locale. Certes, l’investissement au Maroc est en croissance continue, mais il est porté majoritairement par le secteur public, représentant 2/3 de l’investissement total. L’investissement privé (hors épargne des ménages) qui s’élève en moyenne à 90 milliards de dirhams par an (1/3 de l’investissement total), est porté aujourd’hui à environ 40% par les investissements directs étrangers (IDE), concentrés notamment sur le secteur des industries manufacturières et à environ 60% par des investissements à capitaux marocains, avec 4 activités concentrant 60% des investissements (immobilier, commerce, industries extractives et BTP).
Ainsi, conformément aux Hautes Orientations Royales, le ministère de l’investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques a fixé comme premiers objectifs de générer 550 milliards de dirhams d’investissement privé et créer 500.000 emplois pérennes à horizon 2026; et porter la part de l’investissement privé à 50% de l’investissement total à l’horizon 2026.
Pour atteindre ces objectifs, des piliers stratégiques ont été identifiés à l’horizon 2026, à savoir l’augmentation de l’investissement privé dans les secteurs productifs (industries manufacturières, énergie, industries extractives, agriculture et pêche, tourisme, outsourcing, etc.). Il est question également de drainer une partie des investissements publics en investissements privés par la mise en place de partenariats publics-privés (PPP). En matière de répartition régionale de l’investissement privé, l’ambition est de réduire au maximum les disparités territoriales. Cet effort permettra à toutes les régions du Royaume de capter une part plus importante de l’investissement privé pendant la période 2022-2026.









