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Elle rejoint la Norvège en quarts de finale: L’Angleterre résiste au Mexique dans la folie de l’Azteca

© D.R

Revanche
A l’issue d’un match de légende, l’Angleterre a chassé les fantômes du stade Azteca, quarante ans après l’épisode de «la main de Dieu», en battant le Mexique 3-2 dimanche, pour rallier les quarts de finale du Mondial-2026.


Réduits à dix pendant plus de quarante minutes, les Three Lions ont résisté au Mexique, qui n’avait pas encore pris un but du tournoi en quatre succès au cours d’une rencontre aux multiples retournements de situation.
Un doublé en deux minutes de Jude Bellingham (36e, 38e) et un penalty du capitaine Harry Kane (60e), son sixième but de la compétition, ont permis aux Anglais de se défaire des coorganisateurs, qui avaient répondu avec Julian Quinones (42e) et Raul Jimenez (69e), lui aussi sur penalty. «C’était un match de folie. Nous avons dû nous battre. Tout jouait contre nous, mais nous avons trouvé le moyen de nous en sortir», a dit Kane.
Après un bouillant Mexique, l’Angleterre défiera samedi à Miami en quart de finale la glaciale Norvège, qui a sorti le Brésil plus tôt dimanche grâce à son buteur hors-norme Erling Haaland.
Un public hostile, une longue infériorité numérique, une sélection presque invincible dans son stade fétiche (troisième défaite en 90 rencontres), les Three Lions ont résisté à tout pour écrire une nouvelle page de leur histoire en Coupe du monde, quarante ans après la cruelle défaite dans l’Azteca en quart de finale contre l’Argentine de Diego Maradona, sa «main de Dieu» et son slalom inoubliable.
Après un coup d’envoi retardé d’une heure à cause d’un orage, le début de match a été engagé mais pauvre en occasions, jusqu’à la 36e minute et une partie qui s’est emballée pour de bon.
Jude Bellingham a inscrit deux buts en moins de deux minutes au deuxième poteau, d’abord en reprenant de la tête un centre de Bukayo Saka, puis en marquant de près sur une passe subtile d’Harry Kane entre le gardien et les défenseurs.
Mais le Mexique a vite répondu avec une demi-volée puissante de l’inévitable Julian Quinones, son 4e but du Mondial.
Jordan Pickford a réussi quelques parades magnifiques, notamment sur cette tête de Raul Jimenez (45+3), avant un sauvetage miraculeux de Bellingham devant Cesar Montes (45+4).
Au retour des vestiaires, Nico O’Reilly a touché le poteau d’une frappe à l’entrée de la surface (49e), avant ce qui aurait pu être le tournant de la partie, le rouge de Quansah après recours à la VAR, pour un tacle non maîtrisé avec le pied très haut.
Mais les Three Lions, grâce à une belle course d’Anthony Gordon, ont vite obtenu un penalty pour reprendre le large, transformé par Harry Kane (3-1).
Le capitaine a inscrit son 85e but en sélection, le sixième du Mondial, de quoi le laisser juste derrière Lionel Messi, Kylian Mbappé et Erling Haaland (sept chacun) dans une course folle au trophée de meilleur buteur. Kane compte au total 14 réalisations en Coupe du monde comme Gerd Müller. Mais l’attaquant du Bayern Munich a lui-même commis l’erreur de heurter la jambe de Brian Gutierrez dans sa surface, pour un nouvel appel de la VAR et un penalty bien tiré par Jimenez sur la droite de Pickford.
S’ils ont continué à pousser, les Mexicains n’ont pas réussi ensuite à créer tellement de danger sur le but anglais, à part une situation chaude sauvée par Djed Spence (82e), un ballon qui a frôlé la cage et un but contre son camp de John Stones après 12 minutes de temps additionnel qui a failli tout changer.
L’Angleterre pouvait exulter: elle a remporté une de ces victoires qu’on appelle fondatrices, dans la quête des trophées suprêmes.

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