Le Maroc est cité aux côtés notamment du Brésil, de l’Inde, de l’Arabie Saoudite et de la Thaïlande, parmi les nouvelles destinations qui attirent les investissements internationaux dans les véhicules électriques.
Industrie automobile : Dans son dernier rapport sur l’investissement dans le monde, la CNUCED classe le Royaume parmi les nouvelles plateformes internationales capables d’attirer les investissements dans cette filière stratégique. L’organisation onusienne met en avant une politique industrielle ayant permis au pays de bâtir un écosystème automobile compétitif, exportateur et désormais tourné vers les technologies propres.
La CNUCED place le Maroc parmi les nouveaux pôles mondiaux d’attraction des investissements dans les véhicules électriques. L’organisation onusienne salue dans son récent rapport sur l’investissement dans le monde une politique industrielle ayant permis au Royaume de bâtir un écosystème automobile compétitif et tourné vers l’export. «Le Maroc conforte son positionnement parmi les nouvelles plateformes mondiales d’investissement dans la filière des véhicules électriques, grâce à une stratégie industrielle de long terme qui lui permet de s’intégrer progressivement dans les chaînes de valeur à forte valeur ajoutée», peut-on relever dans ce sens .
Dans ce rapport, le Maroc est cité aux côtés notamment du Brésil, de l’Inde, de l’Arabie Saoudite et de la Thaïlande, parmi les nouvelles destinations qui attirent les investissements internationaux dans les véhicules électriques, et ce dans un contexte de diversification géographique des chaînes de production mondiales. «L’entrée du Maroc dans la fabrication de batteries pour véhicules électriques ne résulte pas de mesures incitatives ponctuelles, mais d’une stratégie industrielle menée sur plus de deux décennies»,peut-on lire dudit rapport. Et de relever que « le Pacte national pour l’émergence industrielle, le Plan d’accélération industrielle, puis la nouvelle Charte de l’investissement de 2022 ont permis de développer une plateforme automobile orientée vers l’export, fondée sur des zones industrielles aménagées, des incitations dans les zones franches, le développement d’un tissu de fournisseurs et des dispositifs de formation spécialisés». Ces politiques ont créé les capacités industrielles et les compétences qui ont favorisé l’accélération, en 2024, du projet de gigafactory de batteries dans la région Rabat-Salé-Kénitra, représentant un investissement initial d’environ 1,3 milliard de dollars et pouvant atteindre 6,5 milliards de dollars à terme, avec une montée en capacité de 20 à 100 GWh, traduisant l’ambition du Royaume de passer de l’assemblage automobile à la production de cellules de batteries. La CNUCED souligne également que le Maroc figure parmi les nouvelles plateformes de production qui émergent dans le secteur des technologies propres, bénéficiant de la réorganisation des chaînes d’approvisionnement mondiales et des investissements des groupes internationaux, notamment chinois, dans les batteries et les véhicules électriques.
Sur le plan des flux d’investissements directs étrangers (IDE), la CNUCED indique que le Maroc a attiré 3,338 milliards de dollars d’IDE en 2025, contre 1,748 milliard de dollars en 2024, tandis que le stock d’IDE entrants a atteint 80,8 milliards de dollars à fin 2025. Au niveau mondial, le volume des IDE mondiaux a progressé de 6% en 2025 pour atteindre 1.600 milliards de dollars, mettant fin à deux années consécutives de recul, mais cette reprise demeure limitée, fragile et inégale.










