Coupe du monde
Au-delà de nos joueurs qui nous ont fait rêver, qui nous ont ému toutes ces semaines, il est légitime de rendre hommage au public, à tous nos compatriotes où qu’ils vivent, que ce soit dans le Royaume ou dans la diaspora.
Je voudrais commencer cette chronique par des mots qui ne sont pas de moi mais qui reflètent à merveille ce que la majorité de non Marocains ont pu voir et retenir de nous, Marocains.
Je trouve ces mots tellement beaux, tellement vrais et tellement réconfortants que je me permets de les partager avec vous, ils sont de Vinc Solera :
« J’étais à marrakech ce soir et j ai vu que Marrakech habille la défaite de dignité. Marrakech n’était pas simplement une ville ; elle était un cœur qui battait à l’unisson, une vague incandescente drapée de rouge.
Des ruelles de la Médina aux avenues de Guéliz, le rouge du drapeau national avait tout envahi, colorant les espoirs, les regards et les sourires. Les terrasses des cafés débordaient d’une ferveur électrique, les yeux rivés sur les écrans, retendant le souffle d’un peuple tout entier face à la France.
Le verdict du terrain est tombé, implacable.
Le Maroc a perdu. En d’autres lieux, le silence de la déception aurait pu glacer l’atmosphère, ou la colère assombrir la nuit.
Mais pas ici. Pas à Marrakech.
La suite a offert un spectacle peut-être plus grand encore que le match lui-même.
La nuit venue, la ville était noire de monde. Une marée humaine a envahi les rues pour entamer le chemin du retour. Et c’est là que la magie marocaine a opéré : dans la défaite, ce peuple a choisi la grandeur. Aucun éclat de voix amer, aucun incident, aucune rancœur.
Au contraire, les visages affichaient des sourires, portés par la fierté d’un parcours héroïque et d’une combativité exemplaire.
Rentrer chez soi la tête haute, le sourire aux lèvres après avoir vu s’envoler un rêve, c’est la marque des grands peuples.
Ce soir, le Maroc n’a pas seulement montré qu’il avait une immense équipe de football ; il a rappelé au monde qu’il possède une âme immense. Un peuple digne, chaleureux et fraternel qui transformera toujours la tristesse d’un soir en une vibrante leçon d’élégance et de poésie. Un hommage vibrant leur est dû : ils ont perdu le match, mais ils ont définitivement gagné tous les cœurs».
Quelles paroles, elles suffisent à elles seules à montrer dans quelle estime notre équipe, notre peuple sont tenues à travers le monde. Notre équipe n’a absolument pas démérité et nous a offert un parcours époustouflant.
Nos joueurs se sont inclinés face à la plus grande équipe de cette Coupe du monde, cela n’a rien d’un déshonneur, bien au contraire.
Il nous reste 4 ans pour atteindre le sommet, nous avons de jeunes pousses tel Ayoub Bouaddi, laissons-leur le temps…
Bien sûr nous ne pouvons cacher de la tristesse mais je ne parlerais pas de déception et je ne suis vraiment pas d’accord avec les discours d’une incroyable dureté que nous pouvons lire sur les réseaux sociaux.
L’empathie, la compréhension, les encouragements sont des réflexes naturels dans une telle situation, c’est dans l’adversité que le soutien est nécessaire , ne dit-on pas « la défaite est orpheline, la victoire a mille pères.»
Au-delà de nos joueurs qui nous ont fait rêver, qui nous ont ému toutes ces semaines, il est légitime de rendre hommage au public, à tous nos compatriotes où qu’ils vivent, que ce soit dans le Royaume ou dans la diaspora.
Partout le fair-play, partout un comportement exemplaire, et particulièrement en France où les provocations, les gestes et propos injurieux venus de ceux qui détestent autant le Maroc que la France.
Les scènes d’amitié après le match, entre jeunes Marocains et jeunes Français dans les rues de Paris, sont exceptionnelles.
Oui bravo aux nôtres, bravo à notre jeunesse qui ont su donner une image de nous à la hauteur de notre Histoire et de nos valeurs.
Le foot est le sport roi, ce qui fait de lui un vecteur de rayonnement mondial d’un pays, d’une population, d’un avenir…
Fiers d’être Marocains, oui comme toujours, comme jamais !
Faisons confiance à nos joueurs, faisons confiance au coach, et ayons confiance en nous-mêmes.
Nous avons 4 ans pour combler nos lacunes, nous aurons alors rendez-vous, chez nous, avec l’histoire…










