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Examen du permis de conduire : La Narsa serre la vis contre les fraudeurs

© D.R

La détection de la triche lors des examens d’obtention du permis de conduire vise à garantir l’équité des épreuves et la fiabilité du processus de délivrance du permis.

Tricheries : La Narsa renforce son dispositif de lutte contre la fraude à l’examen théorique du permis de conduire. L’Agence a lancé un appel d’offres pour la location d’équipements de détection radioélectrique passive capables de repérer en temps réel les dispositifs de tricherie tels que les téléphones portables, les cartes SIM relais (« cartes VIP »), les micro-oreillettes Bluetooth ou à induction et autres systèmes de transmission dissimulés. Conformes à la réglementation, ces équipements devront détecter les signaux suspects sans brouiller ni intercepter les communications. Ce dispositif prévoit également une plateforme centralisée permettant de superviser en temps réel l’ensemble des centres d’examen et de renforcer le contrôle des épreuves à l’échelle nationale.

La Narsa renforce son arsenal contre la fraude. En effet, la triche à l’examen théorique du permis de conduire est dans le viseur de la Narsa. L’Agence nationale de la sécurité routière, qui organise ces épreuves à l’échelle nationale, vient de lancer un appel d’offres portant sur la location d’équipements de détection radioélectrique passive destinés à lutter contre les nouvelles formes de tricherie. «Les tentatives de fraude fondées sur l’utilisation de dispositifs communicants — téléphones mobiles, cartes-relais dites «cartes VIP», micro-oreillettes à induction magnétique ou Bluetooth — constituent une atteinte grave à l’intégrité de ces examens. La Narsa souhaite se doter d’équipements de détection radioélectrique passive mis à sa disposition par un prestataire spécialisé, assortis de l’assistance technique opérationnelle nécessaire à leur exploitation », indique la Narsa qui vient de lancer un appel d’offres pour la location de matériel de détection radioelectrique passive de lutte contre la tricherie. Le dispositif recherché devra fonctionner exclusivement par détection passive des signaux radioélectriques émis par les appareils de communication.

Il est ainsi exclu de recourir à des systèmes actifs de brouillage ou d’interception des communications. Les équipements devront être conformes à la réglementation nationale sur les communications électroniques, sans accéder au contenu des échanges, tout en étant capables d’analyser en temps réel les comportements radioélectriques anormaux, sans connexion active aux réseaux de télécommunications. La couverture des principales bandes de fréquences utilisées au Maroc est également exigée. Les équipements devront détecter les réseaux GSM 2G (900 et 1800 MHz) ainsi que les réseaux UMTS/3G (900 et 2100 MHz). Ils devront identifier les principaux dispositifs de fraude de nouvelle génération, notamment les cartes SIM relais, les micro-oreillettes Bluetooth ou à induction, les systèmes de transmission audio dissimulés et tout autre équipement utilisant des technologies de transmission sans fil équivalentes. La détection devra s’effectuer en temps réel.

En cas d’activité radioélectrique suspecte, le système devra générer automatiquement des alertes visuelles et sonores dans un délai maximal de 60 secondes après la synchronisation des données par l’agent de surveillance. Il devra également afficher la nature du signal détecté, sa technologie ainsi que sa localisation approximative, tout en distinguant les émissions normales du réseau des signaux provenant de l’intérieur de la salle d’examen. Chaque événement devra être enregistré automatiquement avec un horodatage, tandis que le taux de faux positifs ne devra pas dépasser 2 %. Sur le plan technique, l’équipement devra comprendre au minimum une unité de détection multi-bandes et une interface locale de visualisation. Il devra permettre aussi bien une analyse globale de la salle qu’une détection ciblée par zone ou par candidat, afin d’identifier précisément le numéro de box des personnes suspectées de tricherie.
La Narsa exige également un matériel discret, facilement transportable et peu intrusif. L’ensemble devra pouvoir être dissimulé dans un sac à dos, peser moins de 4 kg, offrir une autonomie minimale de trois heures et assurer une portée de détection d’au moins 10 mètres, notamment sur les bandes 2G utilisées au Maroc. Ce projet prévoit aussi une plateforme de supervision centralisée accessible via le réseau de la Narsa, sans installation de logiciel spécifique.

Sécurisée par le protocole HTTPS et une authentification à deux facteurs, cette plateforme permettra de suivre en temps réel l’activité de l’ensemble des centres d’examen, d’afficher les alertes en cours ainsi que les statistiques d’activité. Elle offrira également un historique consultable des événements. Hébergée en mode SaaS sur une infrastructure sécurisée, la plateforme devra garantir une disponibilité mensuelle d’au moins 98 %.

Indicateurs

Hausse : L’Agence nationale de la sécurité routière (Narsa) avait récemment tenu les travaux de son conseil d’administration. En 2025, le nombre d’accidents corporels s’est établi à 160.347, soit une augmentation de 12,7 % par rapport à 2024. Le nombre de personnes tuées a atteint 4.577, en croissance de 25,5 %, tandis que 10.333 personnes ont été grièvement blessées avec une augmentation notable du nombre de victimes en milieu urbain. Les piétons ainsi que les usagers des deux et trois-roues motorisés représentent plus de 70% des décès. Ces données permettent principalement d’identifier les domaines devant faire l’objet d’interventions prioritaires afin de réduire le nombre de victimes de la route et d’atteindre l’objectif de diminuer de 50% le nombre de décès à l’horizon 2030.

Lors de cette réunion, il a été rappelé que la nouvelle stratégie nationale est appelée à accompagner les transformations que connaît le secteur et à renforcer l’efficacité des politiques de prévention et de sécurité routière. S’agissant du bilan de l’Agence au titre de l’année 2025, la Narsa a renforcé le dispositif de contrôle automatisé par l’extension du réseau des radars fixes et mobiles. L’Agence a ainsi procédé au renforcement du contrôle routier à travers l’extension du réseau national de radars, porté à 1.140 unités, et la poursuite du programme de renouvellement du parc des véhicules de transport routier, doté d’une enveloppe de 143 millions de dirhams. A noter que le nombre total de permis délivré par centre d’examen en 2023 s’est établi à 666.004 en 2023 contre 680.925 en 2022, Selon les chiffres publiés dans l’annuaire statistique du HCP.