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Le gouvernement anticipe une forte reprise économique : Une croissance de 5,3% prévue en 2026

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L’approche proactive et flexible adoptée par l’Exécutif a permis d’atténuer les répercussions des différentes crises sur le pouvoir d’achat des citoyens. 

Projections : Présentant les grandes orientations budgétaires à venir, Nadia Fettah a dévoilé des perspectives économiques favorables pour le Maroc, avec une croissance projetée à 5,3 % en 2026 et la poursuite des réformes visant à renforcer l’État social et la stabilité macroéconomique.

L’économie nationale devrait poursuivre sa trajectoire de croissance en 2026, avec un taux de progression attendu de 5,3 %. Une anticipation faite par Nadia Fettah, ministre de l’économie et des finances , et ce lors de la réunion du Conseil de gouvernement qui s’est déroulée mercredi à Rabat. La dynamique attendue est, selon la ministre, portée par les mesures proactives engagées par l’Exécutif, l’amélioration des performances agricoles ainsi que par les grands chantiers structurants en cours. « L’approche proactive et flexible adoptée par l’Exécutif a permis d’atténuer les répercussions des différentes crises sur le pouvoir d’achat des citoyens, l’activité économique et les équilibres sociaux, tout en préservant les fondements de la stabilité économique et financière », indique la ministre lors d’une présentation consacrée à l’exécution de la loi de Finances (LF) 2026, à l’élaboration du projet de Loi de finances (PLF) 2027 et à la programmation budgétaire triennale (PBT) 2027-2029 .

Et de poursuivre : « Cette approche équilibrée a permis au Royaume de préserver les équilibres macroéconomiques, à travers la mobilisation de ressources financières supplémentaires, l’amélioration du rendement du système fiscal, la maîtrise du déficit budgétaire, ainsi que la poursuite du financement des programmes de l’État social et le maintien d’un niveau élevé d’investissement public ». Se référant à la ministre, l’élaboration du PLF 2027 et de la PBT 2027-2029 intervient dans un contexte international complexe, marqué par l’intensification des tensions géopolitiques, notamment la poursuite de la guerre au Moyen-Orient et ses répercussions sur les marchés de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement. « La programmation budgétaire triennale 2027-2029 repose sur la poursuite de la mise en œuvre des grands chantiers et la consolidation de l’État social, précisant que le gouvernement table ainsi sur un taux de croissance de 4,1 % en 2027, puis de 4,2 % en 2028 et en 2029 », a-t-elle rappelé à ce propos. Et de poursuivre : « Ces prévisions reposent sur plusieurs hypothèses, notamment une récolte céréalière de 70 millions de quintaux (MQx), un prix du pétrole de 70 dollars le baril sur les trois prochaines années, un prix du gaz butane de 500 dollars la tonne et un taux d’inflation avoisinant 2 % ». Pour ce qui est de l’exécution de la LF 2026 à fin juin dernier, la ministre fait état d’une amélioration des recettes ordinaires de 15,4 %, avec une hausse des recettes fiscales et de celles non fiscales. L’inflation, rappelle Nadia Fettah, est revenue, quant à elle, à des niveaux faibles, avec une moyenne de 0,4 % au cours des six premiers mois de 2026, tandis que l’inflation sous-jacente s’est établie à -0,1 %, grâce notamment au recul des prix des produits alimentaires et aux mesures gouvernementales en faveur du pouvoir d’achat.

Concernant le marché du travail, la ministre relève une amélioration progressive, marquée par la création nette de 193.000 emplois en 2025, ayant permis de ramener le taux de chômage à 13 %, tandis que le taux de chômage au sens strict est resté stable à 10,8 % au premier semestre 2026. Au sujet des échanges extérieurs et des équilibres macroéconomiques, Nadia Fettah a fait savoir que le commerce extérieur a poursuivi sa dynamique, les exportations ayant progressé de 5,8 % à 211,4 milliards DH à fin mai 2026, portées notamment par les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique. Elle a ajouté que les importations ont augmenté de 11,8 % à 370,5 milliards DH, entraînant un creusement du déficit commercial de 20,8 %, tout en notant que les transferts des Marocains résidant à l’étranger (46,2 milliards DH) et les recettes touristiques (46,9 milliards DH) ont contribué à couvrir une part importante de ce déficit.