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Entre Chefchaouen, Tétouan et Larache, le dernier voyage du Hadj Mohamed

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Le corps du Hadj Mohamed est retrouvé, enterré dans la région de Moulay Abdeslam. Non loin de là, dans une forêt voisine, sa Mercedes noire gît abandonnée. 

Mystère : Disparu depuis le 30 juin 2026 après avoir quitté Chefchaouen pour rejoindre sa résidence de Tétouan, Hadj Mohamed Najib Ben Trifit, 68 ans, a été retrouvé, trois semaines plus tard, mort et enterré dans la région de Moulay Abdeslam, près de Larache. Sa Mercedes noire a été découverte abandonnée dans une forêt voisine.

Ce mardi 30 juin 2026, aux alentours de vingt et une heures et quart, le téléphone du Hadj Mohamed Najib Ben Trifit sonne une dernière fois dans le vide. Depuis, plus rien. Aucun appel, aucun message, aucun signe de vie de ce père de famille de soixante-huit ans, figure connue du tissu associatif de Chefchaouen, où il dirigeait l’association de bienfaisance islamique de la région.
Ce jour-là pourtant, rien ne laissait penser qu’un mal le guettait pour le jeter dans un gouffre. L’homme, sexagénaire, avait quitté son domicile de Chefchaouen au volant de sa Mercedes noire, direction Tétouan, où il possédait une seconde résidence. Sa famille le confirmera plus tard aux enquêteurs de la gendarmerie royale qui se sont chargés de cet énigme de disparition d’un homme qui jouissait d’une bonne réputation : il était bien arrivé à sa destination, aux alentours de dix-huit heures. Puis, comme effacé par la nuit, il disparaît. Plus aucune trace, plus aucun contact. Les jours passent, l’inquiétude grandit. Son fils, rongé par l’angoisse, finit par se confier à la presse locale. Des jours s’écoulent sans la moindre nouvelle. La famille lance des appels à l’aide, multiplie les recherches et garde sans aucun doute espoir. Sur les réseaux sociaux, l’affaire enfle, mobilise, touche une communauté entière suspendue à l’espoir d’un retour.

Mais les semaines s’égrènent sans réponse. Le mystère reste entier : où est passé cet homme respecté, et que sont devenus, avec lui, sa voiture et son destin ?
La réponse tombe finalement ce mardi 21 juillet 2026, en fin de journée, dans la province de Larache. Elle est glaçante. Le corps du Hadj Mohamed est retrouvé, enterré dans la région de Moulay Abdeslam. Non loin de là, dans une forêt voisine, sa Mercedes noire gît abandonnée, seul témoin silencieux d’un parcours qui s’est brutalement arrêté, loin de Tétouan, loin de chez lui.
La découverte frappe comme un coup de tonnerre. L’espoir d’un retour, entretenu pendant près de trois semaines, s’effondre d’un coup. À Chefchaouen, la nouvelle se répand, plonge la famille, les proches et toute une communauté associative dans une tristesse profonde. Ceux qui avaient prié pour son retour doivent désormais faire le deuil d’un homme dont la fin s’annonce tragique.
Sur place, le dispositif sécuritaire se met rapidement en branle. Gendarmerie royale, police scientifique et technique, autorités locales, tous convergent vers le lieu macabre. Les opérations de constat débutent, tandis qu’une enquête est ouverte sous l’autorité du parquet général. Un objectif prioritaire : établir avec précision les circonstances de la mort, et déterminer si un crime a bien été commis.
Car c’est bien l’hypothèse qui domine désormais. Un corps enterré à l’écart, un véhicule délaissé en pleine forêt : la scène retrouvée à Moulay Abdeslam porte les stigmates d’une affaire criminelle plus que d’un simple accident ou d’une disparition volontaire. Pour l’heure, les investigations se poursuivent. Les indices matériels sont soumis aux expertises nécessaires, dans l’espoir de percer enfin ce silence de plusieurs semaines.