Le secteur privé a contracté 918,4 MMDH, dont 493,7 milliards de dirhams accordés aux sociétés non financières privées et 402 MMDH aux ménages.
Financement : Le crédit bancaire au secteur non financier continue de gagner en vigueur. Bank Al-Maghrib fait état d’une croissance de 8,9% des concours bancaires au titre des six premiers mois de l’année, tirée par l’accélération des financements aux sociétés non financières privées et publiques, tandis que les crédits aux ménages demeurent stables.
Le crédit bancaire au secteur non financier poursuit son accélération. Une dynamique qui se confirme au premier semestre de l’année. Bank Al-Maghrib relève dans ce sens une croissance de 8,9% au titre des six premiers mois contre 9,9% auparavant. Cette évolution est attribué, essentiellement, à l’accélération de la croissance des concours aux sociétés non financières privées. Le rythme de croissance est passé en une année de 6,3% à 8,2%. Même tendance observée au niveau des sociétés non financières publiques. Leur prêt a ainsi grimpé de 16,9% contre 15,5% auparavant au moment où la progression des crédits aux ménages est demeurée quasiment stable à 3,4%.
Sur un encours global de 1.301,82 milliards de dirhams, le secteur non financier a contracté des crédits de l’ordre de 1063,5 milliards de dirhams à fin mai. Le secteur privé y a contracté 918,4 milliards de dirhams, dont 493,7 milliards de dirhams accordés aux sociétés non financières privées et 402 milliards de dirhams aux ménages.
Les particuliers et les MRE se sont vus contracter des prêts de l’ordre de 371 milliards de dirhams à fin mai dont 31 milliards de dirhams destinés aux entrepreneurs individuels. Les prêts accordés au secteur public se sont élevés à 145,1 milliards de dirhams. On relève 54,3 milliards de dirhams pour les administrations locales et 90,8 milliards de dirhams pour les sociétés non financières publiques. Par objet économique, cette évolution reflète l’accélération de l’ensemble des catégories de crédit. On note ainsi une progression de 7,5% après 4,3% pour les facilités de trésorerie.
Il en est de même pour les crédits à l’équipement dont l’encours est passé de 27,1% après 26,1% pour atteindre les 344,27 milliards de dirhams. Les prêts immobiliers ressortent à 329,25 milliards de dirhams, en progression de 3,8% contre 3,2%. De cet encours on relève 258,61 milliards de dirhams de crédits à l’habitat dont 31,5 milliards de dirhams de financement participatif. Les crédits aux promoteurs immobiliers ressortent pour leur part à 63,73 milliards de dirhams à fin juin. Les crédits à la consommation ont pour leur part atteint un encours de 62,83 milliards de dirhams en amélioration de 4,5% contre 4,2% auparavant. S’agissant des créances en souffrance (CES), leur progression a marqué une décélération à 1,9% après 4,9% en mai, et leur ratio au crédit bancaire s’est établi à 8% après 8,4%.
Par ailleurs, la Banque centrale observe un ralentissement de M3. Elle reflète principalement la décélération, de 22,4% à 18,4%, de la croissance de la monnaie fiduciaire hors encaisses des banques. En revanche, la progression des dépôts à vue auprès des banques s’est quasiment stabilisée à 11,7%, tandis que les détentions en titres d’OPCVM monétaires ont augmenté de 37,4% après 19,2% et le repli des comptes à terme s’est atténué à 5,5% après 7,7%. Par secteur institutionnel, l’évolution des actifs monétaires hormis la monnaie fiduciaire reflète la progression des actifs monétaires des ménages à 9,7% après 8,9%, résultat principalement de la croissance de leurs dépôts à vue et de leurs détentions en titres d’OPCVM monétaires, ainsi que de l’atténuation du repli de leurs dépôts à terme. A cela s’ajoute également l’accélération des actifs monétaires des sociétés non financières privées de 12,6% à 17,1%, suite principalement à l’atténuation de la baisse de leurs comptes à terme et à l’accélération de leurs détentions en titres d’OPCVM monétaires.









