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Harhoura : Un cambrioleur de villas et résidences de luxe arrêté en flagrant délit

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Son arrestation a mis un terme à une série de six cambriolages qui avaient installé un climat de peur parmi les habitants de Harhoura.

Multirécidiviste : Six cambriolages en quelques semaines avaient semé la terreur à Harhoura, station balnéaire au sud de Rabat. Repris de justice ayant quitté la prison depuis à peine vingt jours, un trentenaire opérait la nuit dans les résidences huppées, masqué et équipé d’outils de découpe. Traqué par la Gendarmerie royale, il a été mis hors d’état de nuire.

À la tombée de la nuit, lorsque les rues paisibles de Harhoura se vidaient peu à peu de leurs promeneurs, un jeune homme entamait une tout autre activité. Dans cette station balnéaire huppée située au sud de Rabat, où les villas cossues côtoient les résidences haut de gamme, un mystérieux cambrioleur sème, depuis quelques semaines, la terreur au sein des habitants. Les plaintes se multiplient. Derrière les murs, des familles découvraient au petit matin que leur intimité avait été violée et que leurs biens avaient disparu. Face à cette succession de cambriolages, les éléments de la Gendarmerie royale de Témara-Plage, épaulés par leurs collègues de la Compagnie de Témara, ont engagé une véritable traque. Les patrouilles nocturnes ont été renforcées, les quartiers résidentiels placés sous surveillance et les habitudes du suspect minutieusement étudiées. Les enquêteurs étaient convaincus que l’auteur des vols reviendrait tôt ou tard sur les lieux qui constituaient son terrain de chasse. Leur intuition s’est révélée exacte. Au cœur d’un complexe résidentiel Sidi El Abed, les gendarmes ont surpris le suspect en flagrant délit. Quelques instants plus tôt, il venait de s’introduire dans une villa pour en ressortir chargé de plusieurs appareils électroniques. Son arrestation a mis un terme à une série de six cambriolages qui avaient installé un climat de peur parmi les habitants de Harhoura.

Le mis en cause, âgé de trente-huit ans, bien connu des services de la sûreté pour ses nombreux antécédents judiciaires, était encore en prison il y a une vingtaine de jours. À peine sorti, il a repris les activités criminelles qui lui avaient déjà valu plusieurs condamnations, privilégiant toujours les résidences les plus aisées de la commune. Les investigations ont rapidement permis de comprendre pourquoi il échappait jusque-là aux recherches. Le suspect maîtrisait parfaitement la géographie des quartiers résidentiels de Harhoura. Il connaissait les accès discrets, repérait les angles morts et sélectionnait avec soin les villas et résidences qu’il comptait visiter. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la présence de gardiens ou des occupants ne semblait pas le dissuader. Au contraire, il n’hésitait pas à prendre des risques pour parvenir à ses fins. Pour brouiller les pistes, il agissait avec méthode. Masque dissimulant son visage, gants pour éviter de laisser des traces, outils de découpe, pinces et fausses clés composaient son équipement. Une partie de ce matériel a été retrouvée lors de son arrestation, confortant les soupçons des enquêteurs sur son implication dans l’ensemble des cambriolages recensés.
Placé en garde à vue, le mis en cause a été soumis à une enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet général près la Cour d’appel de Rabat.

La perquisition effectuée à son domicile situé au douar Elgarâa, à Aïn Atiq, a permis la découverte d’une partie des objets volés. Le reste du butin, selon ses déclarations, a été écoulé sur plusieurs marchés éloignés de Rabat, notamment dans la région de Moulay Bousselham. Ses révélations ont ouvert un nouveau volet de l’enquête. Les investigations se concentrent désormais sur les receleurs qui ont acheté ces objets tout en connaissant leur origine criminelle.