Coproduction cinématographique.
Dans le cadre de la 13ème édition du Venice Gap-Financing Market, qui se tiendra du 4 au 6 septembre 2026 en marge de la Mostra de Venise, trois productions marocaines ont été retenues parmi 370 candidatures.
Trois projets marocains, deux documentaires et une fiction, ont été sélectionnés pour participer à la 13ème édition du Venice Gap-Financing Market, qui se tiendra du 4 au 6 septembre 2026 en marge de la Mostra de Venise. Retenus parmi 370 candidatures, ces trois projets viennent porter les couleurs du Maroc dans un rendez-vous consacré au financement et à la coproduction cinématographiques internationaux. Il s’agit de « Ne laissez pas le soleil se lever sur moi » (« Don’t Let the Sun Go Up on Me ») d’Asmae El Moudir, «Stallions» de Rita Baghdadi et «Wolfmother» d’Ismaël El Iraki. Des œuvres aux univers très différents, mais qui témoignent toutes de la diversité des regards portés sur le Maroc et de l’ambition internationale de leurs auteurs. Réalisé par Asmae El Moudir, «Ne laissez pas le soleil se lever sur moi » est une coproduction entre le Maroc, la Norvège, la France et le Chili. Après avoir été distinguée notamment au Festival de Cannes en 2023 pour «La Mère de tous les mensonges», la réalisatrice s’intéresse à une communauté de personnes atteintes d’une maladie rare qui les rend particulièrement vulnérables à la lumière du soleil, surnommées les « enfants de la lune». «Née avec une maladie génétique rare qui l’empêche d’être exposée au soleil, Fatimazahra vit la nuit avec les Enfants de la Lune, une communauté de jeunes adultes qui, comme elle, ne peuvent pas sortir le jour. Chaque nuit, ils se retrouvent en ligne pour partager leurs vies et leurs rêves, à l’abri du monde extérieur. Le père de Fatimazahra, Habib, l’a filmée de sa naissance en 1992 jusqu’en 2006, capturant ainsi sa transformation entre l’ombre et la lumière », lit-on dans le synopsis du film.
Le deuxième projet marocain sélectionné, «Stallions», est signé par Rita Baghdadi et coproduit par le Maroc et les États-Unis. Après «Sirens», documentaire musical remarqué au Festival de Sundance en 2022, la réalisatrice revient avec un film consacré à l’univers équestre marocain. Elle y suit, sur la côte du Royaume, une équipe de cavaliers animée par sa passion pour les chevaux de race barbe. La fiction est représentée par «Wolfmother», le nouveau long-métrage d’Ismaël El Iraki, coproduit par la France et le Maroc. Le réalisateur de « Zanka Contact », présenté à la Mostra de Venise en 2020, signe un thriller tourné en arabe, en français et en amazigh. L’intrigue prend place dans le nord du Maroc, entre Tanger et le Rif, et suit Amira, une contrebandière de cigarettes et mère de deux garçons inséparables, Dollar et Assil. Lorsque ce dernier, plus impulsif que son frère, se rapproche des barons du cannabis et entreprend son ascension dans ce milieu criminel, les conséquences ne tardent pas à bouleverser l’équilibre familial et à conduire les protagonistes vers la tragédie. Au-delà de leur sélection, le Venice Gap-Financing Market représente pour ces trois projets une étape importante dans leur recherche de financements.
Les producteurs des œuvres retenues, arrivées à un stade avancé de développement, pourront participer à des rencontres individuelles avec des professionnels internationaux de l’industrie, à la recherche de partenaires, de coproducteurs et de financements.
Si le Maroc ne figure pas dans la sélection officielle de la Mostra de Venise, prévue du 2 au 12 septembre 2026, sa présence à travers ces trois projets constitue néanmoins un signal fort de la vitalité du cinéma marocain et de son intégration croissante dans les circuits internationaux de production et de financement.









