Les dépôts au Trésor se sont établis à 122,34 milliards DH, contre 122,34 milliards DH à fin décembre 2025, soit une baisse limitée à 5 millions de dirhams.
Finances publiques : À fin juillet, les finances publiques affichent une trajectoire plus favorable, avec un déficit du Trésor en recul et un besoin de financement qui s’allège nettement. Cette amélioration s’appuie sur le dynamisme des recettes, notamment fiscales, tandis que les comptes spéciaux du Trésor contribuent positivement à l’équilibre d’ensemble.
Le déficit du Trésor s’allège aux sept premiers mois de l’année. Une amélioration a été, en effet, observée par la Trésorerie générale du Royaume (TGR) dans son bulletin mensuel de statistiques des finances publiques. L’écart est revenu à fin juillet à 48,2 milliards de dirhams contre 53,7 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente. Cette situation tient en effet compte d’un solde positif de 19,4 milliards de dirhams dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA) contre un solde négatif de 4,8 milliards DH relevé une année auparavant.
Dans l’ensemble, la situation provisoire des charges et ressources du Trésor arrêtée aux sept premiers mois de l’année laisse apparaître une hausse des recettes ordinaires de 8,3 % et des dépenses ordinaires émises de 14,2 MMDH dégageant ainsi un solde ordinaire de 4,5 milliards DH.
Des recettes ordinaires en amélioration de près de 20 milliards de dirhams
A fin juillet, les recettes ordinaires se sont établies à fin juillet autour de 261 milliards de dirhams, en amélioration de 19,9 milliards de dirhams en glissement annuel. Cette progression s’explique par l’augmentation de 13,1 % des impôts directs, de 12,5 % des impôts indirects et de 14,1 % des droits de douane. La même ventilation (14,1 %) a été observée au niveau des droits d’enregistrement et de timbre au moment où les recettes non fiscales ont fléchi de 23,2 %.
Se référant à la Trésorerie générale du Royaume, le taux de couverture des dépenses par les recettes s’est inscrit en baisse. Il est passé de 107,3 % à fin juillet 2025 à 101,7 % à fin juillet 2026. Il ressort par ailleurs que 44 % des recettes ont été consacrées aux dépenses de personnel au moment où 33,7 % ont été allouées aux dépenses de matériel et 11,5 % aux intérêts de la dette. Aussi, 4,1 % des recettes ont couvert les émissions de la compensation tandis que 4,9 % ont été destinées aux remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux.
Un taux d’engagement de dépenses autour de 58%
S’agissant des dépenses, les engagements ont atteint à fin juillet les 278,7 MMDH représentant un taux global d’engagement de 58 % contre 55 % à la même période de l’année précédente. Le taux d’émission sur engagements s’est situé pour sa part à 85%, soit au même niveau observé au titre des sept premiers mois de l’année précédente. Pour ce qui est des dépenses émises au titre du budget général, elles ont atteint les 364,8 milliards de dirhams, en progression de 12,2 % comparé à la même période de l’année passée. Une progression qui s’explique par la hausse de 16 % des dépenses de fonctionnement, de 10,2 % des dépenses d’investissement et de 2,7 % des charges de la dette budgétisée.
« La hausse de 2,7 % des charges de la dette budgétisée s’explique par l’augmentation de 951 millions de dirhams des remboursements du principal ou amortissements (36,3 milliards DH contre 35,3 milliards de dirhams) et de 782 millions de dirhams des intérêts de la dette (30,1 milliards de dirhams contre 29,3 milliards de dirhams) », explique la TGR dans sa publication. Et de préciser que « l’accroissement global des remboursements du principal provient de la hausse des amortissements de la dette extérieure de 6,8 milliards de dirhams, conjuguée à la baisse des amortissements de la dette intérieure de 5,8 milliards de dirhams ».
Un solde positif pour les comptes spéciaux du Trésor
Du côté des comptes spéciaux du Trésor, les recettes générées ont atteint les 138,8 milliards de dirhams à fin juillet . Un montant qui, selon la TGR, englobe les versements effectués à partir du chapitre des charges communes, investissement, pour 25 milliards DHcontre 19,9 milliards DH à fin juillet 2025. Les dépenses émises ont été de 120,3 milliards de dirhams, intégrant la part des comptes spéciaux du Trésor au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 4,9 milliards de dirhams. A cet effet, le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’est élevé 18,5 milliards de dirhams aux sept premiers mois de l’année. Pour leur part, les recettes des services de l’État gérés de manière autonome ont atteint les 1,75 milliard de dirhams contre 1,86 milliard de dirhams à fin juillet 2025 marquant une baisse de 6 %. Les dépenses ressortent quant à elles à 862 millions de dirhams à fin juillet 2026 contre 830 millions de dirhams une année auparavant, en repli de 3,9 %.
Un besoin de financement de 54,1 milliards de dirhams
Les sept premiers moins de l’année ont été, également, marqués par un allégement du besoin de financement du Trésor. Ce dernier ressort à 54,1 milliards de dirhams à fin juillet contre 74,7 milliards de dirhams une année plus tôt. Cette évolution s’est accompagnée d’un recours moins important au financement intérieur, qui s’est élevé à 27,4 milliards DH, contre 49,7 milliards de dirhams un an auparavant. Cette baisse a notamment été compensée par un flux net positif du financement extérieur de 26,8 milliards de dirhams, contre 25,1 milliards de dirhams à fin juillet 2025. Le financement extérieur net a atteint 26,8 milliards de dirhams à fin juillet 2026, contre 25,1 milliards de dirhams un an auparavant. Les tirages se sont établis à 40 milliards de dirhams, quasiment au même niveau que la même période de l’année dernière (40,1 milliards de dirhams). Ils proviennent principalement du marché financier international, à hauteur de 24 milliards de dirhams, et de la BIRD, pour 9,5 milliards de dirhams. En parallèle, les remboursements du principal de la dette extérieure ont diminué, passant de 15 milliards de dirhams à fin juillet 2025 à 13,3 milliards de dirhams à fin juillet 2026.
S’agissant du financement intérieur, il a principalement résulté du recours au marché des adjudications ayant généré un financement net de 11,6 milliards de dirhams, contre 25,4 milliards de dirhams un an auparavant, soit une baisse de 13,8 milliards de dirhams. Cette évolution s’explique également par une diminution des dépôts au Trésor de 5 millions de dirhams, alors que ceux-ci avaient enregistré une hausse de 4,9 milliards de dirhams à fin juillet 2025. Les disponibilités du Trésor auprès de Bank Al-Maghrib ont, pour leur part, augmenté de 2,6 milliards de dirhams, contre une diminution de 3,7 milliards de dirhams un an auparavant. Les autres moyens de financement comprennent notamment le numéraire détenu chez les comptables publics, les chèques remis à l’encaissement au cours des derniers jours de juillet 2026 et dont le compte courant du Trésor auprès de Bank Al-Maghrib n’a été crédité qu’au début du mois d’août, ainsi que les avances aux régisseurs.
Pour ce qui est des dépôts au Trésor, ils se sont établis à 122,34 milliards DH, contre 122,34 milliards DH à fin décembre 2025, soit une baisse limitée à 5 millions de dirhams. Par ailleurs, les disponibilités du Trésor auprès de Bank Al-Maghrib ont atteint 6,7 milliards de dirhams, contre 4,1 milliards de dirhams en début d’exercice. Cette évolution tient notamment compte de placements de 7,7 milliards de dirhams effectués en juillet 2026, dont le remboursement n’interviendra qu’en août 2026.










