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Éditorial : Fêter l’avenir

© D.R

À quelques jours de la Fête de la Jeunesse, il est tentant de dresser l’inventaire de tout ce qui a été entrepris en direction des jeunes.

Mais il suffit de regarder quelques initiatives récentes pour comprendre la place que SM le Roi Mohammed VI donne à la nouvelle génération. Les actions sont de natures différentes. Mais la logique, elle, reste la même.

En avril dernier était lancé le programme «Riaya». Il concerne une catégorie particulièrement vulnérable : les jeunes qui, à 18 ans, doivent quitter les établissements de protection sociale et se retrouver seuls face à la vie. Formation, accompagnement, insertion professionnelle, construction d’un projet personnel : la philosophie affichée est claire. Il ne s’agit plus seulement de protéger ou d’assister un jeune, mais de lui permettre de devenir acteur de son propre avenir.

Un peu plus tard, plusieurs jeunes furent officiellement distingués et fêtés par le «Prix Maroc Jeunesse» pour leur excellence dans des domaines minutieusement choisis : recherche scientifique, innovation technologique, entrepreneuriat, créativité artistique et culturelle et bénévolat. Ces lauréats incarnent une jeunesse qui cherche, invente, entreprend, crée et s’engage.
Sur un tout autre registre, même le service militaire, dont l’opération de recensement 2026 vient de se dérouler, est désormais un chantier qui ne se limite pas à l’apprentissage de la discipline ou à l’accomplissement d’un devoir national. La formation professionnelle et l’amélioration de l’employabilité des jeunes en constituent aussi une dimension importante.

Depuis longtemps, les discours royaux placent la jeunesse au cœur des préoccupations du pays. Mais l’approche de l’action change avec le Maroc et avec ses ambitions. Aujourd’hui, la question n’est plus seulement de savoir ce que l’État peut faire pour les jeunes mais, de plus en plus, ce qu’il doit leur permettre de faire par eux-mêmes.
En d’autres termes, former plutôt qu’assister. Donner des compétences. Ouvrir des possibilités. Encourager l’initiative. Récompenser le mérite et l’excellence. Et, surtout, permettre aux jeunes d’occuper pleinement leur place dans la transformation du pays.

Les grands chantiers, les nouvelles industries, le numérique, les métiers qui apparaissent et ceux qui se transforment imposent naturellement de préparer une génération capable non seulement de bénéficier de cette mutation, mais d’en devenir l’un des moteurs.
Le Maroc prépare aujourd’hui beaucoup de choses pour demain. Encore faut-il préparer ceux qui auront à les conduire. La Fête de la Jeunesse est aussi là pour le rappeler.