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Assistance humanitaire : L’OIM Maroc lance la phase II du programme de protection des populations migrantes vulnérables

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L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Maroc a lancé un appel à manifestation d’intérêt en vue d’identifier des partenaires capables de contribuer à la mise en œuvre d’activités de protection et d’assistance au profit des populations cibles du programme CPP II.


L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Maroc va mener la phase II du programme intégré de protection des populations migrantes vulnérables et des communautés d’accueil au Maroc (CPP). Ce programme intégré vise à renforcer les systèmes de protection, améliorer l’accès aux services essentiels et promouvoir des solutions durables pour les populations migrantes et les communautés vulnérables. Le programme s’appuie sur les acquis de la première phase du CPP ainsi que sur une approche fondée sur les droits humains, la localisation de l’aide, le renforcement des capacités des acteurs nationaux et la participation des organisations de la société civile. Une attention particulière est accordée aux régions de l’Oriental, Souss-Massa, Casablanca-Settat, Tanger-Tétouan-Al Hoceïma ainsi qu’à toute autre région présentant des besoins de protection identifiés dans le cadre du programme CPP II.

Dans ce cadre, l’OIM souhaite renforcer ses partenariats avec des organisations nationales disposant d’une expertise avérée dans les domaines de la protection, de l’assistance directe, de l’accompagnement administratif, légal et judiciaire, ainsi que dans la prise en charge des enfants et des jeunes en situation de vulnérabilité. L’OIM a ainsi lancé un appel à manifestation d’intérêt en vue d’identifier des partenaires capables de contribuer à la mise en œuvre d’activités de protection et d’assistance au profit des populations cibles du programme CPP II. Il est demandé au partenaire de faciliter l’accès des personnes migrantes aux services de santé, y compris la santé mentale. Dans ce cadre, le système de santé public national sera priorisé. Il s’agit aussi de faciliter l’accès des personnes migrantes vulnérables à des services d’assistance de base et à l’hébergement. Parmi les autres mesures figure l’accès des enfants et des jeunes à l’éducation et aux activités de loisirs.

Pour rappel, le CPP, financé par le ministère des affaires étrangères des Pays-Bas, a été conçu pour appuyer les efforts du Maroc en matière d’accès aux services de protection pour les migrants. L’objectif général du programme est de contribuer aux efforts du Maroc pour renforcer l’accès à des services de protection intégrés pour les migrants et les communautés hôtes en accroissant la protection et le bien-être des migrants en situation de vulnérabilité à travers la provision d’une assistance directe incluant les soins de santé et l’assistance juridique et administrative. A noter que les bénéficiaires du programme sont les migrants et migrantes en situation administrative irrégulière et régulière, les enfants non accompagnés et séparés (aussi bien Marocains que des enfants étrangers), les travailleurs saisonniers, la communauté hôte en situation de vulnérabilité.

Il est important de rappeler que le Maroc demeure un pays d’origine, de transit et de destination pour les flux migratoires, accueillant des populations migrantes aux profils et aux besoins variés. Malgré les avancées réalisées dans le cadre des politiques nationales de migration et des efforts déployés par les institutions publiques, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux, de nombreux migrants continuent de faire face à des difficultés d’accès aux services essentiels, à la protection, à la justice, à l’assistance sociale et aux opportunités d’inclusion socio-économique. Les personnes migrantes en situation de vulnérabilité, notamment les victimes de traite des êtres humains, les enfants non accompagnés ou séparés, les jeunes en transition vers l’âge adulte, les femmes à risque et les personnes ayant des besoins de protection spécifiques, restent particulièrement exposées aux risques d’exploitation, de violence, d’exclusion sociale et de précarité.

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