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L’associatif est l’une des plus belles missions d’une vie

© D.R

Engagement
Certain(e)s choisissent de traverser la vie le plus tranquillement possible – pour eux l’ambition est d’obtenir un bon emploi, de fonder une famille et de profiter paisiblement de leur temps sur terre. C’est un choix tout à fait respectable dès l’instant où il n’est pas imposé. Bien sûr il n’y a pas de long fleuve tranquille et les aléas existent pour tous.

Et puis il y en a d’autres, qui choisissent une vie différente, qui se consacrent à une recherche d’existence autre, cela peut-être par l’art, par le sport, par la politique, l’humanitaire, la religion, la recherche médicale, scientifique, l’ambition…
Celles et ceux qui se consacrent -sincèrement et sans arrière-pensées bien sûr – au bien commun de la société, de l’humanité ou encore d’autrui, puisent leur choix dans bien des sources différentes, ça peut être l’éducation, la foi, une empathie innée, une conscience différente…
Sans tomber dans la grandiloquence, l’engagement associatif me paraît être un exemple typique de ce choix d’une « vie utile », à titre personnel je pense même que rien ne donne plus de force que de choisir une « mission à sa vie. »
L’associatif est un sacerdoce, sans doute -encore une fois lorsqu’il est sincère- il est l’une des plus belles missions d’une vie. O certes il est particulièrement difficile : la déception, l’ingratitude, l’échec… en sont partie intégrante mais avouons-en aussi les bienfaits : la satisfaction y compris personnelle, le sentiment du devoir accompli, celui de donner à la vie, à une population, à une société, à un pays… la contre-partie de ce qu’il nous a donné.

À mon humble place j’en ai en tout cas tiré plusieurs leçons : l’immense bienfait de ne pas vivre une « existence de légume », l’envie de se dépasser, et c’est précisément pourquoi je pense que l’associatif est vrai : au bout du compte on ne peut pas tricher avec.
Cela révèle véritablement l’humain en nous !
Seul le travail sur le fond et sur le long terme paye et porte ses fruits, je connais beaucoup de personnes ayant réussi professionnellement mais qui ne réussissent pas à intégrer l’esprit associatif. Ce n’est pas à l’esprit associatif de s’adapter aux individus mais bel et bien le contraire.
Le travail est l’arbitre, et il faut apprendre à agir par consensus et non par unanimité, l’entreprise où un patron décide est différent d’une association où il s’agit d’un travail collectif…
L’expérience m’a enseigné tout cela et aussi que dès l’instant où une personne ne se sent pas porteur d’une mission alors il ne fera que passer tant dans l’associatif, que l’humanitaire, le social, le bénévolat…
J’ai à l’esprit de grandes figures que j’ai réellement senti investies d’une mission telles Mama Assia (Assia El Ouadie) ou Aïcha Chenna, Allah yrahmoum, le meilleur témoignage en est que des années après leur disparition, ce qu’elles ont accompli est présent dans toutes les mémoires.