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Salé : Il tente d’égorger sa mère, psychologue pénitentiaire

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Expertise psychologique
Dimanche soir à Salé, un étudiant dans la vingtaine a grièvement blessé sa mère au couteau, au niveau du cou, avant de s’enfuir avec sa voiture. Admise en soins intensifs, la victime, psychologue à l’administration pénitentiaire, reste dans un état critique. Le suspect s’est rendu de son plein gré à la police.

Un étudiant âgé d’une vingtaine d’années a grièvement agressé sa mère, une psychologue d’une cinquantaine d’années, dimanche soir, 6 septembre, dans leur appartement situé dans une résidence du quartier Saïd Hajji, à Salé. En effet, il a tenté de l’égorger avec un couteau. Après avoir commis son crime, le jeune s’est enfui à bord de la voiture de sa mère.

Aussitôt, la victime, qui présentait de graves blessures au cou, a été évacuée dans un état critique vers l’hôpital militaire Mohammed V, à Rabat. Elle a été admise en soins intensifs, où elle se trouve toujours dans une situation médicale jugée préoccupante.

Aussitôt informée, la police judiciaire relevant des services de la sûreté provinciale de Salé s’est mobilisée tout en déclenchant un important dispositif de sécurité. Ainsi, les éléments de la police judiciaire et de la police scientifique et technique se sont dépêchés sur les lieux afin de procéder aux premières constatations et de recueillir les éléments susceptibles d’éclairer les circonstances de l’agression. Ces premières constatations ont confirmé la gravité des blessures de la victime, qui a été rapidement prise en charge avant son transfert vers l’établissement hospitalier de Rabat. Ils ont appris que l’agresseur avait quitté la scène de crime tout en les laissant dans une situation particulièrement préoccupante. Seulement, il s’est finalement présenté de lui-même aux services de police de Salé quelques heures après les faits. Il a été placé en garde à vue à la disposition de l’enquête menée par la brigade urbaine de la police judiciaire relevant du district de la sûreté de Ghrabliya, sous la supervision du parquet général près la Cour d’appel de Rabat.

La victime qui occupait un poste de cadre, au grade de contrôleur général, auprès de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion, vivait seule avec son fils. Ses deux autres fils poursuivent leurs études en Europe. Psychologue exerçant dans les établissements pénitentiaires d’El Arjat I et II, elle assurait notamment l’accompagnement psychologique des détenus.

couteauQuant au mobile du crime, il n’a pas encore été déterminé par les enquêteurs qui semblent avoir écarté, à ce stade, l’hypothèse d’un mobile financier, évoquant une situation matérielle stable au sein de la famille. Toutefois, ils ont appris que ce fils est sujet, de manière intermittente, à des crises d’hystérie, faisant état d’éventuels troubles psychiques et doit faire, sans aucun doute, l’objet d’une expertise psychologique.