Société

Protection des enfants contre la violence: Présentation du bilan à mi-parcours de la campagne nationale

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Sensibilisation
Le ministère de la solidarité, de l’insertion sociale et de la famille a présenté, mercredi à Salé, le bilan à mi-parcours de la première édition de la campagne nationale de sensibilisation pour la protection des enfants contre la violence, placée sous le signe «Pour un environnement sûr pour nos enfants: Mansektouch».


Le bilan à mi-parcours de la première édition de la campagne nationale de sensibilisation pour la protection des enfants contre la violence a été présenté mercredi à Salé, par le ministère de la solidarité, de l’insertion sociale et de la famille. L’exposé présenté à cette occasion a jeté la lumière sur la dynamique communicationnelle ayant accompagné la campagne, qui a été marquée par la diffusion de contenus numériques de sensibilisation ayant suscité un débat sociétal, avant la diffusion du spot officiel à la télévision, à la radio et sur les plateformes numériques du ministère, enregistrant plus de 320.000 vues, outre des interventions médiatiques et des déclarations à la presse ayant contribué à renforcer la diffusion de ses messages. Cette campagne s’est déployée sur le terrain dans les différentes régions du Royaume, suscitant une forte mobilisation. Dans ce cadre, l’Entraide nationale a contribué à l’organisation de 213 activités de sensibilisation, en partenariat avec 340 organismes et associations de la société civile, au profit de 16.356 bénéficiaires, dont 8.583 hommes et 7.773 femmes. De son côté, l’Agence de développement social (ADS) a mobilisé 160 organismes concernés et organisé huit activités de sensibilisation ayant bénéficié à 752 participantes et participants, dont 313 enfants. Pour leur part, les associations de la société civile ont contribué à la mise en œuvre des objectifs de la campagne à travers des activités régionales, des rencontres et des concours, ainsi que des spectacles artistiques. Le bilan fait ressortir que le formulaire électronique dédié à cette campagne a suscité la participation de plus de 1.500 personnes, dont 60% ont déclaré avoir assimilé ses contenus, tandis que 68,4% des participants ont indiqué avoir vu le spot officiel.

A cette occasion, la ministre de la solidarité, de l’insertion sociale et de la Famille, Naima Ben Yahya, a expliqué qu’un dispositif de communication intégré a été mis en place pour mettre en lumière les différentes formes de violence exercées contre les enfants, à l’intérieur comme à l’extérieur du foyer et dans l’espace numérique, parallèlement à des activités de terrain visant à prévenir les violences physiques et psychologiques ainsi que le cyberharcèlement, et à sensibiliser aux modalités de signalement et de demande de protection. De son côté, le délégué interministériel aux droits de l’Homme, Mohamed El Habib Belkouch, a indiqué que le Maroc poursuit son interaction avancée avec le Comité des droits de l’enfant, relevant que la délégation interministérielle œuvre actuellement à l’élaboration du rapport national global relatif à la Convention des droits de l’enfant, dont la présentation est prévue en janvier prochain.
Pour sa part, la vice-présidente de l’Observatoire national des droits de l’enfant (ONDE), Ghizlane Benjelloun, a fait savoir que le bilan réalisé «reflète l’ampleur de l’engagement et de la mobilisation collective», mettant l’accent sur la nécessité de donner une forte impulsion à la deuxième phase qui s’étale jusqu’au 20 novembre 2026. Cette campagne a réussi à créer une dynamique nationale qui doit désormais se traduire par des pratiques quotidiennes ancrées et un engagement institutionnel et familial, à la lumière des grands défis liés à la persistance des différentes formes de violence, a-t-elle indiqué. La représentante de l’Unicef au Maroc, Laura Bill, a, quant à elle, noté que le travail fondé sur les données probantes demeure une base essentielle pour élaborer des interventions plus efficaces et adaptées aux besoins des enfants. Elle a insisté sur l’importance de l’institutionnalisation effective des dispositifs territoriaux intégrés pour passer vers une approche préventive et globale. Mme Bill a salué l’engagement du ministère à mener une étude nationale pour diagnostiquer la situation exacte des différentes formes de violence, une démarche qui contribuera à «réorienter les interventions futures».

Pour rappel, le ministère de la solidarité, de l’inclusion sociale et de la famille a lancé cette campagne de sensibilisation le 17 juillet dernier, en coopération avec l’Unicef et avec la participation de départements gouvernementaux, d’institutions nationales, d’organisations internationales et de la société civile. Cette initiative vise à renforcer la prise de conscience de la culture des droits des enfants et d’assurer leur protection contre les différentes formes de violence, de maltraitance, de négligence et d’exploitation. Outre la consécration des pratiques préventives contre la violence faite aux enfants, cette campagne ambitionne de promouvoir un environnement sûr garantissant le développement sain de chaque enfant, à travers la mobilisation et la sensibilisation, ainsi que la promotion des mécanismes de protection existants.

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