Dynamique.
À quelques jours des élections législatives du 23 septembre 2026, le Rassemblement national des indépendants (RNI) intensifie ses activités de proximité et de mobilisation dans les cinq provinces de la région Béni Mellal-Khénifra. Réunions de communication, rencontres avec les militants et contacts de terrain se multiplient, dans un contexte marqué par une concurrence électorale particulièrement soutenue.
À l’approche du scrutin, le RNI entend consolider les positions acquises lors des élections de 2021 et renforcer sa présence dans les différentes circonscriptions de la région. Le parti a, à cet effet, engagé relativement tôt la préparation de ses candidatures et multiplié les rencontres avec ses structures locales et ses sympathisants.
Dans la région Béni Mellal-Khénifra, cette dynamique concerne les cinq provinces de Béni Mellal, Khénifra, Azilal, Fquih Ben Salah et Khouribga, chacune présentant ses propres réalités politiques, sociales et électorales.
Béni Mellal : Préserver une position confortable
Dans la circonscription de Béni Mellal, le RNI cherche à préserver la position qu’il avait consolidée lors des précédentes législatives. Le parti mise notamment sur ses relais locaux et sur des figures déjà connues de l’électorat.
La stratégie semble reposer sur un double registre : mettre en avant le bilan de l’action gouvernementale tout en privilégiant un discours centré sur les préoccupations locales, notamment l’investissement, l’emploi, les infrastructures et l’amélioration des services publics. L’objectif est également de maintenir une présence de proximité auprès des électeurs, dans une circonscription où la compétition entre les différentes formations politiques s’annonce serrée.
Khénifra : Le pari de la mobilisation
À Khénifra, le RNI a choisi de miser notamment sur Mohamed Badou, candidat du parti dans la circonscription. Les préparatifs de la campagne ont été accompagnés de rencontres de communication destinées à présenter les grandes lignes du projet porté par le candidat et à mobiliser les structures locales.
Le discours développé met notamment l’accent sur le développement économique de la province, l’investissement, l’emploi et la valorisation de ses potentialités, notamment touristiques et agricoles.
Cette campagne intervient dans un contexte où le choix des candidatures a suscité des débats au sein de certaines structures locales. Pour le RNI, l’enjeu consiste désormais à transformer la mobilisation organisationnelle en dynamique électorale sur le terrain.
Fquih Ben Salah : Une circonscription convoitée
La province de Fquih Ben Salah constitue également l’un des points d’attention de la campagne dans la région. La compétition y apparaît particulièrement ouverte, avec une présence active des principales formations politiques.
Le RNI entend y défendre ses positions en s’appuyant sur son implantation locale et sur un travail de proximité auprès des électeurs. Cette circonscription revêt d’autant plus d’importance que les différents partis cherchent à renforcer leurs réseaux locaux et à élargir leur base électorale.
La multiplication des rencontres politiques et des activités de terrain témoigne ainsi de l’importance accordée à cette province dans la bataille électorale régionale.
Azilal : Priorité au terrain et à la proximité
À Azilal, les spécificités géographiques et sociales de la province imposent un travail électoral largement fondé sur la proximité. Le caractère montagneux et rural de plusieurs zones de la circonscription confère aux contacts directs avec les électeurs une importance particulière.
Le RNI a présenté plusieurs candidats, dont Rachid El Mansouri et Mustapha Reddad, dans le cadre de sa stratégie pour préserver et renforcer sa présence dans la province.
La concurrence s’annonce toutefois importante. Les données disponibles font état d’un nombre élevé de listes en lice pour un nombre limité de sièges, ce qui devrait accentuer la compétition entre les différentes formations.
Khouribga : Maintenir le cap
À Khouribga, le RNI se trouve également confronté à une compétition soutenue. La province occupe une place importante dans l’équilibre électoral de la région, compte tenu de son poids démographique et économique.
Le parti cherche ainsi à maintenir son implantation et à consolider ses relais locaux, tout en développant un discours axé sur les questions économiques, l’emploi, les infrastructures et le développement territorial.
Une stratégie fondée sur trois principaux axes
À travers les différentes activités menées dans la région, la stratégie électorale du RNI semble s’articuler autour de trois principaux axes.
Le premier concerne la consolidation des acquis.
Le parti cherche à préserver les positions obtenues lors du scrutin de 2021 et à maintenir ses représentants dans les circonscriptions où il dispose d’une implantation significative.
Le deuxième repose sur la proximité.
Les réunions de communication et les activités de terrain occupent une place importante dans la campagne, avec l’objectif d’établir un contact direct avec les électeurs et de mettre en avant les problématiques propres à chaque province.
Le troisième axe concerne la valorisation du bilan gouvernemental. Le parti tente de faire le lien entre les politiques publiques nationales et les attentes exprimées au niveau local, notamment en matière d’investissement, d’emploi, d’infrastructures et de développement territorial.
Une compétition qui s’annonce serrée
Au-delà des spécificités de chaque province, la campagne dans la région Béni Mellal-Khénifra est marquée par une compétition soutenue entre les principales formations politiques. Le RNI doit notamment composer avec la présence active du Parti authenticité et modernité (PAM), mais également avec celle des autres formations engagées dans la course.
Si les premières semaines de mobilisation permettent de dégager certaines tendances, elles ne sauraient toutefois préjuger des résultats du scrutin. La dynamique électorale peut encore évoluer au cours des derniers jours de campagne, particulièrement dans les circonscriptions où les écarts entre les différentes formations pourraient être réduits.
À quelques jours du scrutin du 23 septembre, le RNI apparaît ainsi engagé dans une stratégie visant à conjuguer organisation locale, mobilisation de terrain et défense du bilan gouvernemental.










