Musique classique
La Fondation Al Mada-Villa des Arts de Rabat met à l’honneur la richesse de la musique classique africaine à travers un concert inédit de la pianiste marocaine Maha Zahid. Prévu samedi à 20h, ce rendez-vous musical propose un voyage du Nigeria à l’Éthiopie, en passant par le Maroc, à la découverte d’un répertoire pluriel porté par des compositrices et compositeurs africains.
La musique classique africaine sera à l’honneur à la Villa des Arts de Rabat. La Fondation Al Mada-Villa des Arts organisera, samedi à 20 h, un concert inédit interprété par la pianiste marocaine Maha Zahid, entièrement consacré aux différentes expressions de la musique classique du continent. Cette rencontre musicale mettra en lumière la richesse d’un répertoire encore peu exploré, ainsi que la créativité de compositrices et compositeurs africains. Conçu comme un véritable voyage à travers le continent, le programme traversera plusieurs univers musicaux, du Nigeria à l’Éthiopie, en passant par le Maroc. À travers les œuvres interprétées, Maha Zahid explorera différentes esthétiques du piano classique africain, entre formes, études et variations inspirées notamment de rituels yoruba, d’atmosphères nocturnes et poétiques, de la méditation intérieure et d’élans spirituels. Le piano devient ainsi le point de rencontre entre plusieurs héritages. Les traditions musicales africaines y dialoguent avec l’écriture classique occidentale, donnant naissance à un répertoire à la fois singulier, pluriel et profondément contemporain. Cette démarche rappelle, à travers la musique, l’exceptionnelle diversité culturelle et artistique du continent africain, ainsi que la nécessité de mieux faire connaître ses créateurs. Le concert mettra notamment à l’honneur les œuvres de Samuel Coleridge-Taylor, Ayo Bankole, Emahoy Mariam Tsegue Guebrou, Fred Onovwerosuoke et Nabil Benabdeljalil. Cette programmation permettra de parcourir plusieurs générations, sensibilités et territoires de la création musicale africaine.
Une pianiste guidée par la recherche du son
Pour Maha Zahid, le piano constitue avant tout « un travail de sculpture sonore ». Originaire de Casablanca, la pianiste développe un parcours marqué par une écoute attentive et une approche sensible du son. Formée successivement au Conservatoire de Casablanca, à l’École normale de musique de Paris puis au Conservatoire Royal de Liège, elle a bénéficié de l’enseignement de plusieurs grands noms du piano, notamment Caroline Sageman, Jean-Marc Luisada, Alexander Gurning, Florian Noack et Christophe Meunier. Admise à l’unanimité au Conservatoire Royal de Liège, elle y obtient son diplôme après avoir approfondi sa pratique et son approche artistique. Son parcours est également jalonné de master class avec Alexandre Tharaud, David Fray et Claire Désert. Depuis son premier concert donné à 19 ans au Théâtre 121 de l’Institut Français de Casablanca, Maha Zahid s’est produite dans plusieurs salles et institutions en France et à l’international, notamment à l’Opéra Comédie de Montpellier, au Musée du Luxembourg à Paris, à l’Acropolium de Carthage en Tunisie, ainsi qu’à la Villa des Arts et à la Bibliothèque Nationale de Rabat. Son parcours prend une nouvelle dimension en 2024 avec des débuts en Angleterre, notamment au Town Hall de Cheltenham, puis en Asie, à Hong Kong. En 2026, elle fera également ses débuts à l’Opéra de Montpellier avec l’Orchestre National Montpellier Occitanie. Parallèlement à son activité de concertiste, Maha Zahid s’investit dans la transmission et la création. Depuis 2021, elle assure la direction artistique du Festival Musique aux Beaux Jours. Elle a par ailleurs bénéficié du soutien de la Fondation TAT en 2022 et 2023.










