Faits-Divers

Casablanca: Pour financer ses soirées bien arrosées il se faisait passer pour un policier

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Escroquerie
Un faux inspecteur de police, en réalité électricien de profession, escroquait les couples surpris en plein tête-à-tête sur la corniche de Casablanca, avant d’être démasqué par la police et condamné avec son complice par la justice.

Sur la corniche d’Aïn Diab et les plages avoisinantes, comme celle d’Essaâda à Aïn Sebaâ, les couples ont pour habitude de se retrouver au crépuscule, loin des regards indiscrets, pour profiter de quelques instants d’intimité face à la mer. C’est dans ce décor qu’un jeune homme, installé dans sa voiture aux côtés de sa fiancée, allait vivre une mésaventure.
Ce soir-là, un jeune homme élégamment vêtu, était descendu d’une Peugeot 206 grise, un poste de transmission à la main, et s’était approché du couple en réclamant leurs papiers d’identité. Se présentant comme un policier en civil, il avait interrogé le jeune homme sur l’identité de sa compagne, jouant sur la crainte des deux amoureux d’être conduits au commissariat pour les pousser à négocier leur tranquillité contre de l’argent.
La scène n’était cependant pas passée inaperçue. Des policiers relevant du district de la sûreté de Hay Mohammedi-Aïn Sebaâ, effectuant leur ronde habituelle, avaient remarqué de loin cet homme muni d’un talkie-walkie en pleine discussion avec le couple. Intrigués, les policiers s’étaient approchés et avaient exigé de l’individu qu’il présente sa carte professionnelle. L’examen du document avait aussitôt éveillé les soupçons des agents : l’homme se disait inspecteur affecté à la compagnie d’intervention mobile de l’Oasis, alors qu’il se trouvait sans arme, sans menottes, seul, et surtout loin de son secteur de compétence territoriale.
Conduit au commissariat, le jeune homme avait fini par avouer la supercherie. Il n’était en réalité qu’un simple électricien. Seulement ses besoins en argent pour financer ses soirées bien arrosées en compagnie des filles de joie l’ont pousse à recourir à l’escroquerie en se faisant passer pour un policier. A ce propos, il s’est procuré une fausse carte professionnelle de police.
Placé en garde à vue, il avait reconnu avoir multiplié ce type d’escroqueries, soutirant à ses victimes des sommes allant de deux à cinq cents dirhams en échange de leur impunité fictive. L’enquête avait également permis d’identifier un complice, employé d’une société privée, qui lui avait fabriqué la fausse carte professionnelle. Une perquisition au domicile de ce dernier a permis la saisie de deux postes de transmission de marque Motorola imitant ceux de la police, de laissez-passer et permis d’escale portuaire, d’un insigne de douane, de brassards orange, ainsi que d’une autre copie de la carte falsifiée.
Déférés devant la justice, les deux hommes ont finalement été jugés par la chambre correctionnelle près le tribunal de première instance de Casablanca, qui a condamné le principal mis en cause à trois ans de prison ferme et le second à un an ferme.