Ancien ministre français de l’Intérieur et aujourd’hui président du conseil de surveillance du Grand Port maritime de Marseille-Fos, Christophe Castaner porte un regard appuyé sur le parcours d’Aziz Akhannouch et les cinq années de son gouvernement. Dans une interview accordée récemment à nos confrères de Hespress, il évoque un « engagement total » du chef du gouvernement et estime que l’ambition qu’il avait découverte chez lui près de dix ans plus tôt « s’est traduite en résultats ».
Christophe Castaner connaît Aziz Akhannouch depuis bien avant son accession à la tête du gouvernement.
L’ancien ministre français raconte l’avoir rencontré lorsqu’il présidait En Marche et qu’Aziz Akhannouch, alors ministre de l’Agriculture, travaillait à la refondation du RNI.
Près de dix ans plus tard, Castaner dit avoir pu observer l’évolution du projet initial, mais aussi l’action conduite au cours des cinq dernières années.
« L’intensité et la nature du dialogue »
Premier constat formulé par l’ancien ministre français : le changement intervenu dans les relations entre Rabat et Paris sous le gouvernement Akhannouch.
« Ce qui a changé avec le gouvernement de M. Akhannouch, c’est l’intensité et la nature du dialogue », affirme Christophe Castaner.
Selon lui, le Maroc et la France sont ainsi passés « d’une relation institutionnelle classique à un partenariat de projets concrets ».
Un constat qu’il relie notamment aux dossiers économiques et portuaires qu’il suit aujourd’hui à Marseille-Fos.
Castaner estime que les cinq dernières années ont vu se consolider une méthode davantage tournée vers l’investissement, l’économie et les grands défis stratégiques communs, parmi lesquels la transition énergétique et la souveraineté.
« L’engagement total » d’Akhannouch
Dans ses fonctions actuelles, Christophe Castaner affirme également avoir directement observé l’implication du gouvernement marocain dans les projets économiques entre les deux rives de la Méditerranée.
Son appréciation est particulièrement explicite :
« Depuis trois ans, je ne peux que saluer l’engagement total du Premier ministre Akhannouch, mais aussi de l’ensemble de ses ministres, pour un développement réciproque. »
Pour l’ancien ministre français, la relation entre les deux pays s’est ainsi progressivement déplacée vers des projets concrets : logistique portuaire, investissements, transition énergétique ou encore souveraineté stratégique.
De leur première rencontre aux « résultats »
Mais c’est lorsqu’il revient sur sa première rencontre avec Aziz Akhannouch que le témoignage de Castaner prend une dimension plus personnelle.
À l’époque, se souvient-il, Akhannouch cherchait à refonder son parti autour d’un mouvement « inspiré du terrain », à l’écoute des territoires.
Aujourd’hui, Castaner estime que cette ambition s’est concrétisée.
Il cite notamment l’attention portée aux enjeux sociaux, à la protection sociale et à l’inclusion territoriale, parallèlement au développement économique et au positionnement africain et méditerranéen du Maroc.
Et il résume son appréciation des cinq dernières années par cette formule :
« Le chemin parcouru en cinq ans, sur les sujets économiques que je suis de près, confirme que cette vision partagée à l’époque n’était pas un vœu pieux : elle s’est traduite en résultats. »
Un témoignage qui, à quelques jours des législatives du 23 septembre, porte le regard d’un ancien responsable politique français sur le parcours d’Aziz Akhannouch et sur les transformations qu’il dit avoir personnellement observées au cours de ces dernières années.









