Editorial

Petit bonjour

Tu fais une campagne dure. Tu ratatines tes adversaires. Tu les roules dans la farine. Tu te permets tous les coups. Tu écrabouilles l’opposition. Tu finis par gagner tellement les méthodes utilisées étaient efficaces. Et après, tu proclames l’ouverture. Tu suscites des ralliements, des défections, des trahisons. Tu débauches chez tes ennemis d’hier. Et tu marginalises les tiens. Même tes suiveurs historiques les plus zélés et tes affidés les plus aveugles. La clarification politique prend alors la couleur de l’embrouille . L’ouverture devient la confusion. On gagne avec les voix du FN et on finit, en sautant une case, par former un gouvernement avec des gens du PS. En France, l’ouverture de Sarkozy en 2007 ressemblera à la dissolution de Chirac en 1997. Sauf, qu’il n’est pas sûr qu’il y ait, cette fois-ci, autant de farce que de dindons.