Régions

Entreprendre dans l’Oriental

Sous le thème «Entreprendre dans l’Oriental pour un développement local», douze projets collectifs montés et ficelés par soixante étudiants de la Junior entreprise management oriental (JEMO) ont participé à un concours initié par l’École nationale de commerce et de gestion (ENCG). Chaque projet est réalisé par six participants. Le but est de proposer aux demandeurs de services en management et marketing une panoplie de produits en mesure de répondre à leurs attentes. Il s’agit de projets porteurs de solutions pratiques avec faisabilité technique et financière notamment pour les jeunes.
Le «développement par le bas» qui implique le demandeur dans l’activité envisagée, «est une approche  qui propose des formes alternatives, endogènes et territoriales,  dans lesquelles les acteurs locaux ou acteurs de base jouent un rôle crucial», explique Salah Koubaa, rapporteur de l’atelier sur le financement des petites entreprises.
Dans un tel contexte et pour améliorer le nombre de petites entreprises dans l’Oriental, il est impératif de jouer la carte de l’innovation pour en assurer la réussite des projets montés. Cet accompagnement aidera, outre le montage financier, à connaître et à comprendre les marchés. La donne a changé et par conséquent il faut maîtriser les enjeux à mettre en œuvre au sein de chaque projet et d’acquérir des compétences requises qui offrent un avantage concurrentiel. «Notre ambition est d’améliorer la qualité des actions engagées et d’en développer  des  nouvelles. Donc, toute activité susceptible de développer l’esprit d’initiative et d’innovation sera encouragée», souligné Belkassem Amamou, directeur de l’ENCG. «L’aptitude à relever les défis de la société du savoir, le civisme et l’attachement aux valeurs esthétiques,  seront développées», a-t-il poursuivi, tout en insistant sur l’adéquation des projets montés avec les besoins des entreprises dans le domaine du commerce et de la gestion.
Concrètement, la JEMO, en tant qu’association, adopte une démarche articulée sur la double attitude valorisante et constructive. «Il s’agit avant tout d’une volonté commune aux étudiants et aux professionnels  d’être à la fois acteurs et créateurs d’une contribution distincte», précise M. Amamou, avant de faire  remarquer que pour «la logique qui sous-tend la mise sur pied et la réussite des projets choisis, la JEMO adopte une logique constructive pour traduire l’ensemble des attentes et y apporter des solutions appropriées».
L’Oriental ne manque pas de potentialités, mais souffre cependant de l’absence de suivi, de l’éparpillement de l’encadrement et de l’immaturité entrepreneuriale. «C’est pour combler ce vide que la JEMO s’impose en créant un espace de rencontre et une zone de libre-échange dont les principaux bénéficiaire seront  les professionnels, les porteurs de projets et l’étudiant», assure, pour sa part, Mohamed Mehdaoui, un jeune qui a monté son projet grâce à l’aide de la ENCG.
La JEMO est une association créée par les étudiants de l’ENCG en quête d’insertion professionnelle. Elle a pour but d’accompagner les projets et crée ainsi une forte valeur ajoutée au niveau local et régional. Elle vise aussi à établir des liens de coopération et de partenariat avec les associations assimilées ainsi qu’avec les entreprises.