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Affaire des infirmières bulgares : Peines de mort confirmées

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La Cour suprême libyenne a confirmé mercredi les peines de mort pour les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien condamnés à mort en Libye pour propagation du virus du sida. L’audience qui a duré cinq minutes s’est tenue en l’absence des six accusés. Elle intervient au lendemain de l’annonce de l’acceptation par les familles des enfants morts ou malades du sida de compensations financières qui devraient faciliter un dénouement. «Au nom du peuple, la Cour a décidé de ne pas accepter l’appel présenté par les accusés et confirme la peine de mort à leur encontre», a déclaré le président de la cour Fathi Dahane.
Cette Cour avait mis son jugement en délibéré à l’issue de l’audience du 20 juin au cours de laquelle le procureur avait requis la confirmation de la peine de mort à l’encontre des six condamnés, accusés d’avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants de Benghazi, deuxième ville de Libye, dont 56 sont décédés.
Les journalistes couvrant le procès étaient installés dans une salle attenante à celle du tribunal et suivaient le procès à la télévision. Les infirmières Kristiana Valtcheva, Nassia Nenova, Valia Tcherveniachka, Valentina Siropoulo et Snejana Dimitrova ainsi que le médecin Achraf Joumaa Hajouj, sont détenus depuis 1999. Mardi soir, la Fondation Kadhafi, une association caritative présidée par Seif Al-Islam Kadhafi, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a annoncé que les familles des enfants morts ou malades avaient accepté des compensations financières. «Nous sommes parvenus à un compromis acceptable avec les familles. Les détails de cet accord seront annoncés dans les prochaines heures», a déclaré à l’AFP Salah Abdessalem, directeur de la Fondation Kadhafi. L’accord a été passé entre les familles et le Fonds spécial d’aide aux victimes créée en 2005 par Tripoli et Sofia, sous l’égide de l’Union européenne pour indemniser les familles des enfants malades, a-t-il précisé.