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Israël : Ehud Omert mêlé à une affaire de népotisme

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Le Premier ministre israélien Ehud Olmert est apparu mercredi 25 juillet, lors d’une audition publique devant une commission parlementaire pour répondre à des accusations de népotisme lancées contre lui par un rapport officiel. Dans ce document du contrôleur de l’Etat, Micha Lindenstrauss, chargé de superviser la gestion des institutions publiques, il est reproché à M. Olmert d’avoir donné son feu vert, alors qu’il était ministre de l’Industrie et du Commerce, à des subventions à Silicat, une entreprise de production de pneus  qui devait être créée près de Dimona (désert du Néguev – sud). Or, la direction de cette entreprise était représentée par l’un des amis  personnels de M. Olmert, l’avocat d’affaires Ouri Messer. En particulier, ce  dernier avait été partenaire au sein d’un cabinet juridique commun avec le  Premier ministre, ainsi que son avocat personnel.
Le contrôleur a recommandé l’ouverture d’une enquête par la police en vue  d’une éventuelle inculpation du Premier ministre.
Lors de son intervention devant la commission parlementaire chargée du suivi des rapports du contrôleur de l’Etat, M. Olmert a démenti qu’il y ait eu  dans cette affaire "un conflit d’intérêts".
«Il n’y rien de commun entre ce rapport du contrôleur de l’Etat et la  réalité», a proclamé le Premier ministre. Il a affirmé avoir agit «pour créer des emplois dans une région périphérique défavorisée en contournant les obstacles bureaucratiques».
Il s’est également livré à une attaque publique sans précédent contre Micha  Lindenstrauss. «J’ai peu de respect pour celui qui a transformé l’institution du contrôleur de l’Etat en cirque», a lancé M. Olmert.
Le juge Lindenstrauss a répliqué en affirmant que le Premier ministre «a répondu totalement à côté des accusations portées contre lui. Dans cette affaire, la question porte sur un conflit d’intérêts, le ministre du Commerce et de l’Industrie aurait dû renoncer à traiter du dossier de l’usine Silicat pour ne pas donner prise à ces accusations», a ajouté le juge.
La décision concernant l’ouverture d’une enquête policière contre M. Olmert dépend désormais du conseiller juridique du gouvernement, Menahem Mazouz, qui fait office de procureur général.
Les rapports entre le contrôleur et le Premier ministre se sont envenimés ces derniers mois à la suite d’enquêtes menées par Micha Lindenstrauss dans une  série d’affaires de corruption mettant en cause M. Olmert.