Les relations entre le Maroc et l’union européenne ne cessent de se raffermir.Le ministre des Affaires étrangères, Taieb Fassi Fihri, reçoit, aujourd’hui mercredi 7 novembre, la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero Waldner. La responsable européenne s’entretiendra également avec le Premier ministre Abbas El Fassi. Les deux parties aborderont les modalités de mise en pratique des décisions adoptées lors du Conseil d’association Maroc-UE tenu le 23 juillet. Mesures qui visent le raffermissement des rapports entre Bruxelles et Rabat et vont dans le sens de l’évolution vers un «statut avancé» du Maroc dans sa coopération avec l’Union.
Lors de ces entretiens, les deux parties vont procéder à une évaluation générale de la mise en œuvre de l’accord Maroc-UE et des perspectives des relations entre le Royaume et l’Union dans le cadre de la politique européenne de voisinage.
Au cours de cette même entrevue, M. Fassi Fihri et Mme Ferrero évoqueront les questions régionales d’intérêt commun et les moyens de renforcer le cadre de partenariat euro-méditerranéen. En ce sens, l’Union européenne a plaidé, lundi 5 novembre, à Lisbonne pour une relance du processus d’intégration des pays membres de l’Union du Maghreb, paralysée depuis plusieurs années à cause de la persistance du problème du Sahara qui envenime les relations entre les deux pays les plus importants de l’Union. La relance du processus pourra favoriser la croissance dans la région.
Ainsi, l’UE peut «jouer un rôle de catalyseur dans ce processus d’intégration régionale», a estimé le ministre portugais des Affaires étrangères Luis Amado, président en exercice du Conseil des ministres de l’UE, lors d’une conférence de presse tenue à l’issue d’une rencontre entre l’UE et l’UMA.
«Nous sommes prêts à aider le Maghreb, géographiquement proche de l’UE», a assuré de son côté la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner.
À noter que l’Union du Maghreb, malgré le fait qu’elle est régulièrement encouragée par ses partenaires et bailleurs de fonds internationaux à accélérer son rythme d’intégration régionale, est toujours en panne depuis 1994. En effet, «seuls 3% des échanges commerciaux de ces pays se font entre eux. Cela montre bien la fragilité économique de cette région», a souligné M. Amado, cité par l’AFP.
Or, une meilleure intégration économique favoriserait la croissance et donc l’emploi et permettrait de fixer les populations dans la région, selon M.Amado. Par ailleurs et selon les estimations du Fonds monétaire international (FMI), ce processus d’intégration régionale permettrait d’augmenter le taux de croissance de 1,5 à 2% par an dans la région.










