Pour l’année 2008, le budget de la Caisse de compensation s’est vu porté à 20 milliards de dirhams. Il s’agit, ainsi, d’une hausse de 49% qui a été réservée par la loi de Finances 2008 à cette hausse budgétaire, en comparaison avec les 13,4 milliards de dirhams affectés par le budget précédent. Cela a d’ailleurs été souligné par Nizar Baraka, ministre chargé des Affaires économiques et générales lors de la séance plénière consacrée à la présentation de la nouvelle loi de Finances.
D’autres priorités ont, à cette occasion, été mises en avant. Il s’agit, entre autre, de protéger le pouvoir d’achat du citoyen. Pour cela, M. Baraka a attiré l’attention sur la suppression des taxes douanières, sur le beurre, fixées à 30%.
D’autre part, il s’agit de la création de deux commissions ministérielles permanentes présidées par le Premier ministre.
Pour ce qui est des attributions de ces commissions, le ministre chargé des Affaires économiques et générales a indiqué que la première commission a pour mission le suivi et le contrôle des prix et du pouvoir d’achat.
En outre, la deuxième commission se chargera de lutter contre les effets de la sécheresse.
De même, le ministre a précisé que la problématique de la compensation et du soutien figure parmi les priorités de son département qui a développé une stratégie en vue de mettre en place un nouveau système de compensation plus efficace à même de permettre d’orienter le soutien aux populations les plus démunies.
Ainsi, cela ne se réalisera pas sans une révision efficace de la tarification des produits soutenus par la prise en considération de la fiscalité, du système des prix, outre la réduction du nombre des intermédiaires, la révision de la chaîne de distribution et son organisation, l’activation des mécanismes et établissements de concurrence ainsi que l’amélioration du système de contrôle.
À savoir que malgré le poids des contraintes conjoncturelles internationales que subit le Maroc depuis une certaine période, les prix appliqués sur le marché intérieur n’ont pas été influencés puisque le gouvernement n’a pas répercuté les hausses qu’il a successivement assumées sur certains produits, notamment pour ce qui est des prix des hydrocarbures en relation avec la flambée des cours du pétrole, sans oublier le sucre et le blé tendre. Sur ce volet, Nizar Baraka a affirmé que le gouvernement maintiendra sa stratégie de soutien appliquée à ces produits, et ce, par le soutien du prix du blé tendre, la suspension des taxes douanières rattachées à l’importation du blé tendre et dur mais également par la suppression de la taxe sur le son. Il faut également souligner les autres mesures prises, et qui concernent le prix de certains produits de base.
À ce titre, le ministre a mis en exergue l’exemple du lait dont les taxes douanières ont été réduites pour passer de 60 à 17%. Les fruits et les légumes sont aussi à inscrire sur ce registre puisque les taxes sur les marchés de gros qui atteignaient 7% ont été suspendues.










