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Bush recevra Abbas fin septembre à la Maison-Blanche

Le président palestinien Mahmoud Abbas doit être reçu le 26 septembre par le président américain George W. Bush à la Maison-Blanche, ont indiqué des responsables palestiniens. «La rencontre aura lieu le 26 septembre dans la matinée», a déclaré le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina.
La Maison-Blanche n’a pas confirmé cette rencontre, mais n’en a pas écarté l’éventualité; elle a noté que de nombreux dirigeants étrangers étaient attendus aux Etats-Unis à cette période pour l’assemblée générale des Nations unies. Avant de gagner Washington, M. Abbas doit participer à New York au débat d’ouverture de la 63e session de l’Assemblée générale de l’ONU, à partir du 23 septembre. Des responsables palestiniens avaient dans un premier temps indiqué, fin août, que la rencontre Abbas-Bush aurait lieu à New York en marge de l’Assemblée générale.
A la Maison-Blanche, MM. Abbas et Bush doivent «procéder à un état des lieux des négociations israélo-palestiniennes et discuter des obstacles empêchant la conclusion d’un accord», a déclaré le négociateur palestinien Saëb Erakat, accusant Israël de «ne pas respecter ses engagements, notamment en ce qui concerne le gel de la colonisation». Interrogée sur une telle rencontre le 26 septembre, la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino, a répondu : «C’est juste après l’assemblée générale de l’ONU, et je ne peux pas le confirmer aujourd’hui». «Mais comme tellement de dirigeants vont venir à ce moment-là pour aller à New York, certains passeront cette semaine-là», a-t-elle dit. M. Abbas a estimé samedi au Caire qu’il y avait peu d’espoir de conclure un accord de paix avec les Israéliens avant la fin de l’année. «Tout le monde a fait des efforts: Israéliens, Palestiniens et Américains et il y avait depuis la conférence d’Annapolis un espoir d’aboutir à une paix en 2008. Mais nous ne voyons pas pour le moment de signes permettant d’espérer la conclusion d’un tel accord avec Israël d’ici la fin de l’année», a-t-il dit. Outre l’absence de réels progrès, l’objectif d’aboutir en 2008 a été aussi compromis par l’annonce de la prochaine démission du Premier ministre israélien Ehud Olmert, soupçonné dans une série de scandales financiers.
La porte-parole de la Maison Blanche a concédé que le processus avait « des hauts et des bas ». « Il y a des choses, comme les annonces touchant à la colonisation, qui ont sapé les négociations. Mais, globalement, je pense qu’ils continuent à travailler à cette fin», a-t-elle dit.