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Oujda : Pour un accès généralisé à l’école

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A l’instar de l’ensemble des élèves marocains, ceux de la délégation d’Oujda ont endossé  leurs  cartables pour entamer une nouvelle saison. Une rentrée marquée par le lancement effectif de l’opération «un million  de cartables» pour impulser la généralisation de l’enseignement fondamental et lutter contre le décrochage scolaire. Elle a concerné 22 écoles urbaines, 3 établissements ruraux ainsi qu’un collège.  Elle est aussi marquée par la mise en œuvre  du programme d’urgence qui place l’élève au centre du système éducatif. Un programme décliné en quatre volets : la réalisation effective du principe de l’enseignement obligatoire jusqu’à l’âge de 15 ans, l’encouragement de la réussite, le traitement immédiat des problématiques transversales inhérentes au système éducatif et  la mise en place des ressources nécessaires à la bonne  gestion des ressources financières et humaines. «Nous visons à ce que tous les enfants en âge de scolarité  accèdent à l’école et poursuivent leurs études dans de très bonnes conditions. Nous stipulons  aussi à ce  que tous les élèves puissent avoir un enseignant pour chaque niveau», a précisé Naji Choukri, délégué du ministère de l’Education nationale d’Oujda-Angad. Et d’ajouter qu’«il est injuste de laisser certains élèves sans enseignants alors que dans d’autres établissements scolaires plusieurs enseignants travaillent avec des sous horaires»
Un redéploiement qui s’avère nécessaire pour combler le déséquilibre laissé par l’opération «Départ volontaire » qui a sensiblement affecté les effectifs et qui n’a pas donné les résultats escomptés, soulignent plusieurs professeurs qui n’arrivent pas à comprendre pourquoi ils doivent prendre en charge les classes laissées par ceux qui ont bénéficié du «Départ volontaire».
Pour combler ce besoin, il fallait procéder par une vaste opération de redéploiement du corps enseignant. «Opération réalisée en commun accord avec nos partenaires sociaux et qui a permis le redéploiement de 90 enseignants au niveau du primaire», a rappelé Mr Naji et d’ajouter que « 64 d’entre eux ont vu leur choix exhaussé. Les 26 autres peuvent reformuler des demandes s’ils se sentent lésés. On va opérer selon l’intérêt des élèves qui doit passer avant toute autre considération». Un redéploiement qui passe par des critères  qui se rapportent à l’ancienneté dans l’académie, la délégation et le poste.
Par ailleurs, cette opération a posé problème du moment que plusieurs instituteurs se sentent lésés. Ils n’ont pas accepté d’être affectés dans des établissements  qui se trouvent loin de leurs lieux de résidence. A ce propos le cas d’Oujda est spécial, le corps enseignant est de plus en plus âgé. Ile est constituée dans sa majorité d’enseignants qui dépassent la cinquantaine. Les graphes, précisent que la grande masse se trouve entre 51 et 60 ans la moyenne générale est de 49 ans. Il y a aussi le nombre important de femmes, qui représente 63, 16 % au niveau du primaire. Qui dit taux de féminité élevé associé à l’âge avancé dit aussi que le rajeunissement du corps enseignant est une priorité sur laquelle il faut se pencher dès maintenant.
De son côté la rentrée scolaire dans le rural pose quelques problèmes : 72 classes sont sans instituteurs. Situation qui pose avec acuité  le cas des classes à plusieurs niveaux et qui entrave la réalisation effective des objectifs préconisés par le  programme d’urgence lancé par le ministère.
Sur le plan des effectifs, les chiffres démontrent que la présence féminine est plus importante au niveau des lycées 54 % (sur un total de18455 élèves), alors qu’elle ne représente que 47 % au niveau du primaire (sur un ensemble 48692 élèves),   et de 48 % (sur un total de 26799 élèves) pour ce qui est des collèges.