Les élections législatives partielles de vendredi et dimanche, dernier rendez-vous politique avant les communales de 2009, ont été sans surprise et confirmé la prééminence du centre. Parmi les six sièges à pourvoir au niveau des circonscriptions de Safi-Janoubia (4), Gueliz-Annakhil (1) et Tiznit (1), dont le Conseil constitutionnel avait annulé les résultats lors des échéances de 2007, cinq ont vu les candidats invalidés reconduits. Ces derniers ont été reconduits, ce qui confirme que l’invalidité était purement technique, et ne porte pas atteinte à la légitimité des élections législatives de 2007, estiment les observateurs. Véritable test pour de nombreux partis, la circonscription de Safi-Janoubia, où pas moins de 20 listes ont été déposées, n’a pas opéré de changement par rapport à la situation antérieure. Ainsi, le parti de l’Istiqlal (PI) arrive en tête en nombre de voix, suivi de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), du parti travailliste (PT) et du Mouvement social démocrate (MDS). Sans surprise, également les résultats à Tiznit où l’ancien candidat de l’Alliance des libertés (ADL) a remporté le scrutin, cette fois-ci sous la bannière du nouveau parti Authenticité et Modernité (PAM). A Marrakech, le candidat de l’Union constitutionnelle (UC) invalidé a remporté les suffrages des électeurs. Globalement, les grandes formations politiques de tendance centriste ont confirmé leur position dans le paysage politique national. A noter que trois députés de la majorité gouvernementale et trois de l’opposition ont été de nouveau élus.
Les profils des candidats montrent que les facteurs de proximité et l’ancrage au niveau de la circonscription étaient fortement déterminants. En effet, la plupart des candidats sont des élus locaux. La dimension idéologique et partisane n’apparaît pas dans ces élections partielles , selon les observateurs pour lesquels ces suffrages ont confirmé la normalité politique au Maroc. Normalité au niveau des conditions du déroulement de ces élections, mais également du comportement de l’administration. Ce scrutin marqué par un taux de participation d’environ 27 %, est qualifié de correct car coïncidant avec la période du Ramadan, la rentrée scolaire et la fin de la période estivale. Une exception cependant, le faible taux de participation (15,29%) enregistré dans la circonscription de Gueliz-Annakhil relevant de la préfecture de Marrakech, probablement dû à une faible mobilisation.
Un nombre élevé d’inscrits et une faible participation
|
Le candidat du RNI remporte le siège de Mohammadia
|










