Lundi soir, un jeune Palestinien de 19 ans originaire de Jérusalem-est a blessé ces personnes qui restaient hospitalisées mardi, en lançant sa voiture contre un groupe de soldats avant d’être tué. Auparavant, deux attentats à la pelleteuse avaient été commis à Jérusalem en juillet par deux Palestiniens qui avaient tué trois Israéliens et blessé plus de soixante autres avant d’être eux aussi abattus. «Nous ne disposons pas de renseignements, ni de dissuasion et pire encore les services de sécurité n’ont aucune solution», a estimé le quotidien Yédiot Aharonot, le journal le plus vendu d’Israël qui semble impuissant à contrer de telles attaques. «Détruire la maison des tueurs et punir leur famille est cruel et inhumain. Mais quelqu’un dispose-t-il d’une meilleure solution pour arrêter cette vague»? s’interroge ce quotidien.
Le quotidien libéral Haaretz reprend une déclaration du Premier ministre du gouvernement de transition Ehud Olmert à l’occasion d’une précédente attaque et affirme que «tous ceux qui pensent que l’occupation de Jérusalem-est doit continuer vont devoir s’attendre à d’autres attaques au bulldozer». Quelque 250.000 Palestiniens vivent à Jérusalem-est annexée par Israël à la suite de la guerre de juin 1967 et disposent de pièces d’identité israéliennes qui leur octroient divers droits -liberté de circuler en Israël, allocations familiales, caisse maladie- dont ne profitent pas les Palestiniens de Cisjordanie ou Gaza.
L’attentat de lundi a eu lieu près de la place Tsahal (l’armée israélienne) en face des murailles de la Vieille ville près de la porte de Jaffa, un site touristique très fréquenté. Le ministre de la Défense Ehud Barak a préconisé de « détruire le plus vite possible la maison de l’auteur de l’attentat à titre de dissuasion contre d’autres terroristes potentiels». M. Barak avait déjà avancé cette même proposition lors des précédents attentats. Mais cette mesure n’avait pas été appliquée pour des raisons juridiques. La destruction de maisons avait été utilisée contre les auteurs d’attentats au début de la deuxième Intifada, le soulèvement palestinien, qui avait débuté en 2000. Elle dispose d’un délai de 42 jours ouvrables pour y parvenir, faute de quoi, des élections anticipées devraient avoir lieu dans les 90 jours, au début de l’an prochain.
• Jean-Luc Renaudie (AFP)









