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Un cargo ukrainien intercepté par des pirates

Un cargo ukrainien intercepté par des pirates somaliens et transportant des chars et de l’armement se dirigeait samedi vers la ville côtière de Harardhere, une région contrôlée par les islamistes somaliens, renforçant les inquiétudes dans cette zone déjà instable.  «Les pirates se dirigent vers (le port de) Hobyo et vers Harardhere. Apparemment, ils cherchent à décharger à terre certaines armes légères de la cargaison», a déclaré le conseiller à la présidence de la région semi-autonome du Puntland (nord-est de la Somalie), Bile Mohamoud Qabowsade. «Nous sommes très inquiets de cet incident qui va aggraver l’insécurité s’il n’est pas résolu. Selon nos informations, les pirates ont déployé plus d’hommes armés dans la zone et se préparent à riposter en cas d’attaque», a ajouté le conseiller du Puntland, région où sont traditionnellement ramenés les bateaux capturés. Plusieurs habitants à Harardhere ont fait état de bateaux avec à leur bord des pirates lourdement armés se dirigeant tôt samedi matin vers Hobyo. Andrew Mwangura, qui dirige la section kényane du Programme d’assistance aux marins, a déclaré que les pirates auraient «demandé une rançon de 35 millions de dollars (23,9 millions d’euros)», qualifiant cependant ce montant de «début de la négociation».
Le Faina, dont la cargaison était destinée à l’armée kényane, a été saisi par des pirates alors qu’il se dirigeait vers Mombasa, avec à son bord 17 Ukrainiens, trois Russes et un Letton. Selon le ministère ukrainien de la Défense, le cargo transporte notamment 33 chars T-72 de conception soviétique livrés par Kiev dans le cadre d’un contrat de vente d’armements avec le Kenya. Samedi, le Bureau maritime international (BMI) a annoncé qu’un bateau-citerne grec venait d’être capturé par des pirates somaliens dans le golfe d’Aden. Egalement, un cargo japonais, retenu depuis le 20 juillet et un bateau égyptien avec 25 membres d’équipage à bord, qui avait été capturé début septembre, ont été relachés par les pirates. Les côtes de Somalie, en guerre civile depuis 1991, sont devenues extrêmement dangereuses ces dernières années pour la navigation en raison d’une recrudescence de la piraterie.

 • Mustafa Haji Abdinur (AFP)
  

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