«Les otages ont été libérés, et sont en bonne santé. Ils sont attendus à l’aéroport du Caire», a annoncé en premier la télévision égyptienne, citant un haut responsable gouvernemental. Le groupe d’otages est attendu dans un aéroport militaire proche du Caire vers 12h00 GMT, a précisé le porte-parole du ministère du Tourisme, Omayna el-Husseiny. «Aucune rançon n’a été payée pour leur libération», a affirmé une source officielle citée par la télévision égyptienne. Les circonstances de la fin de la prise d’otages n’ont pas été divulguées dans l’immédiat. Capturés le 19 septembre lors d’un safari en 4×4 au pied du mont Ouanat, aux confins de l’Egypte, du Soudan et de Libye, ce groupes d’otages avait été ballotté d’une cache à l’autre par des ravisseurs inconnus. Il comprenait 11 touristes –cinq Italiens, cinq Allemands et une Roumaine– ainsi que huit Egyptiens: deux guides, quatre chauffeurs, un garde-frontière et le directeur de l’agence organisatrice du safari. Le président égyptien Hosni Moubarak a exprimé sa satisfaction après la libération, selon l’agence Mena. Le ministre de la Défense, le maréchal Hussein Tantawi, l’a informé que la moitié des ravisseurs avait été éliminée, a ajouté l’agence, sans plus de détails.
Le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, en visite à Belgrade, a confirmé la libération des otages, indiquant qu’ils étaient «en bonne forme». «Nos otages ont été libérés. Ils vont bien… Ils sont en bonne forme. Ils sont en route pour le Caire», a ajouté le ministre, se déclarant «très reconnaissant», en particulier à l’égard des autorités égyptiennes. Des «agents des services secrets et des forces spéciales de l’armée italienne ont participé à leur libération», a-t-il également déclaré, d’après l’agence Ansa. L’annonce de cette libération intervient alors que la crise semblait prendre une tournure inquiétante après l’annonce par l’armée soudanaise qu’elle avait tué six des ravisseurs, sans libérer les prisonniers. Très préoccupante était aussi, l’affirmation de Khartoum que le groupe d’otages, que l’on croyait encore retenu dans une cache du mont Ouanat, se trouvait au Tchad aux mains d’un groupe de 30 rebelles du Darfour.
• Semir Al-Atrush (AFP)









