Quelle idée de vouloir ligoter les partis politiques, avant les élections communales de juin, par une charte d’honneur? La seule charte d’honneur qui puisse exister, dans ce domaine, même dans une démocratie émergente comme la nôtre, est le code électoral et, naturellement, l’application de la loi. Aller chercher des trucs et des machins — de vieilles ficelles — de cette nature relève soit d’une fébrilité mal fondée de l’Administration. Soit de la volonté de mettre en place une régulation extra-légale du fait électoral qui servirait, plus tard, à exonérer des responsabilités ou à masquer des échecs ou des défaillances éventuels, dans la gestion du processus électoral. Que signifie que des partis s’engagent avant des élections à ne pas contester un scrutin qui n’a pas encore eu lieu? Quelle forme de légalité peut avoir un document de ce type si, effectivement, qu’à Dieu ne plaise, les élections sont entachées d’irrégularité ? La «biscornuité» de ce débat nous ramène au passé. Or, le propre des élections est de nous projeter vers l’avenir. Il n’est pas naturel, de peur d’une faiblesse de participation électorale, ou de non respect du quota féminin, de commencer à ouvrir les parachutes alors que l’on est, toujours, sur le plancher des vaches.








