Chroniques

Post-scriptum : Madame la présidente…

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Certes il serait réducteur pour madame Bouayad de ne tabler que sur le fait qu’elle soit une femme, pour argumenter en faveur de sa candidature, ses compétences personnelles sont –en soi- une raison réelle de militer pour elle, mais ne nous bouchons pas les yeux, élire une femme à la tête de la deuxième Chambre aurait une signification et une valeur hautement symboliques et une vraie vertu.
Ce serait d’abord un signal fort adressé à la population, et aux femmes bien sûr, ce serait redonner du crédit et du souffle à la politique (à la veille d’élections ce serait bienvenu) et enfin sur le plan international, au moment où SM le Roi donne un coup d’accélérateur aux droits des femmes, cela ne pourrait que conforter notre dynamisme en la matière.
En un mot ce serait tout «bénéfice» mais pour cela encore faut-il que nos politiques saisissent l’opportunité qui leur est offerte ; à eux  de faire de la politique! Au moment où surgit une nouvelle polémique autour d’un film, celui de Aziz Salmy : «Amours voilées» – qu’un député demande d’interdire-on se rend bien compte de l’enjeu, pour les démocrates et les hommes et femmes de progrès, que représente la candidature de madame Zoubida Bouayad.
Parions donc sur la volonté des conseillers et des états-majors des partis de  s’inscrire dans un processus de progrès mais en même temps exprimons-nous sur le sujet, montrons que multiples, nombreuses et variées «sont les voix qui appellent à élire madame Bouayad. Si Mohamed M’Jid a lancé un  appel», il faut qu’il soit entendu et suivi, c’est-à-dire que tous ceux qui ont un moyen d’exprimer leur point de vue le fassent et ainsi contribuent à «accompagner» le choix des politiques de faire justement « le bon choix». L’élection de madame Bouayad dépasse d’ailleurs le cadre strictement politique tant elle intègre et revêt de dimensions, alors puisque nous avons  une belle occasion de mettre en pratique nos paroles ne passons pas à – côté… C’est aussi un bon moment pour «mobiliser». Que des politiques s’expriment en faveur de cette candidature cela est naturel, que des militant (e) s de la société civile montent au créneau cela est nécessaire mais il y a là, également, matière à ce que  des artistes des sporti(ve)fs se fassent entendre, des intellectuel(le)s , bref un vrai mouvement en faveur de cette candidature. Bien évidemment au bout du compte ce sont bien les conseillers qui voteront et éliront ou non madame Bouayad à leur tête mais cela n’empêche nullement que d’autres franges de la société marocaine s’expriment sur le sujet, l’enjeu nous concerne tous.

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