Les Red Devils sont toujours troisièmes, cinq points derrière Liverpool, un derrière Chelsea. Mais ils ont deux matches en retard contre du menu fretin, Wigan dès mercredi puis Fulham. S’ils battaient Wigan puis remportaient leur court déplacement à Bolton lors de la 22e journée, ils se retrouveraient pour la première fois leaders provisoires en attendant un derby contre Everton qui s’annonce périlleux pour Liverpool le 19 janvier. Malgré deux énormes occasions de Steven Gerrard en fin de match, les Reds sont apparus empruntés contre Stoke. S’en prenant violemment à son homologue de Manchester United Alex Ferguson, l’entraîneur de Liverpool Rafael Benitez avait affirmé que son rival perdait son calme. L’inverse est peut-être plus exact. Les commentaires de l’Espagnol étaient «ridicules» et le fait d’un «homme en colère», a rétorqué dimanche Ferguson avant de se féliciter du «grand soir» de Manchester : «Notre attitude offensive a été excellente, avec beaucoup d’occasions.»
Manchester, qui doit recevoir Liverpool en seconde partie de saison, n’avait plus marqué plus d’un but depuis six matches de championnat, à tel point que les doutes commençaient à apparaître sur ses qualités offensives.
Ses joueurs y ont répondu, surclassant les Blues grâce à une animation offensive retrouvée. Le premier but, sur corner, est venu d’un défenseur, Nemanja Vidic (45+2), mais les deux autres sont l’œuvre d’attaquants, Wayne Rooney (63) et Dimitar Berbatov (87), qui, du plat du pied, ont exploité des services de Patrice Evra et d’un Cristiano Ronaldo enfin convaincant. Deux buts, un par mi-temps, ont été injustement refusés au Portugais. Chelsea a en revanche du souci à se faire, friable sur coups de pied arrêtés, inexistant, jamais dangereux.
Ce non-match, disputé sous les yeux de son ex-entraîneur emblématique Jose Mourinho qui a pris un malin plaisir à expliquer que Chelsea aurait remporté la Ligue des Champions s’il était resté, semble confirmer les dissensions et les critiques contre l’entraîneur Luiz Felipe Scolari.








