Editorial

Petit bonjour

Est-ce que la diplomatie parallèle ou citoyenne aurait pu éviter la dégradation des rapports du Maroc avec le Venezuela ? La montée en puissance, orchestrée par l’Algérie, de l’engagement des autorités vénézuéliennes auprès des séparatistes sahraouis, est devenue un facteur d’hostilité qui ne pouvait plus être minimisé. A un moment donné, dans cette affaire, le point de non-retour a été atteint. L’initiative du PJD, antérieure à la rupture diplomatique, qui consistait à aller, sur place, féliciter Caracas de son attitude ferme à l’égard d’Israël, et de son soutien aux Palestiniens du Hamas en lutte à Gaza, était certes mue par un bon sentiment mais n’embrassait pas toute la complexité du dossier. Notre affaire nationale risquait de subir un grave affaiblissement que ne pouvait compenser le soutien bienvenu de Caracas à Gaza. Entre Taza et Gaza — la boutade est connue — les décideurs marocains ont choisi de défendre les fondamentaux du pays. Il reste cependant un élément dans cette affaire regrettable, de bout en bout, qu’il faut souligner. Quand les pouvoirs publics demandent un soutien de la diplomatie parlementaire, ou citoyenne portée par les partis politiques, la moindre des choses est de veiller à ce que le niveau d’information diplomatique de ces structures soit à la hauteur de l’engagement que l’on exige d’eux dans cette matière.