Editorial

Petit bonjour

L’accueil — près de 100.000 visiteurs —  réservé par les Marocains de Catalogne à la première édition du SmapExpo à Barcelone est, tout simplement, exceptionnel. Un attachement au pays et à sa culture viscéral et sain. Un sens de la patrie qui transcende allègrement la diversité marocaine. Et une projection collective sur la monarchie qui fait, naturellement, de cette institution le cœur battant d’une marocanité portée en étendard. Il est vrai que l’expatriation exacerbe ces sentiments, et les «énerve» un tant soit peu,  mais il n’en demeure pas moins que, même pour ceux qui ont le plus de chemin sur la voie de l’intégration, l’héritage marocain reste très lourd. Un Catalan comprend l’identité des autres : il entend faire respecter la sienne vis-à-vis de Madrid. Un Catalan comprend la problématique des droits et des devoirs, des hommes et des territoires : il s’en acquitte parfaitement par rapport au Centre. Enfin, un Catalan comprend la notion intime et profonde d’autonomie — c’est dans ce cadre qu’il exprime sa personnalité, son talent et sa créativité — alors il saisit mieux que quiconque le projet que porte le Maroc pour sa région saharienne. Sur ce sujet, la conférence magistrale, organisée par Sapress, donnée par le professeur Abdelhamid El Ouali à Barcelone, a été l’occasion d’aligner la réflexion marocaine, à ce sujet, sur les standards mondiaux les plus crédibles. Pour un premier essai, l’équipe du SmapExpo Barcelone 2009 a réussi un coup de maître indiscutable. Bon vent.