Société

Les «Jeudi de la Gouvernance» : Rétablir la confiance des citoyens dans la politique

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«Elections communales 2009. Comment mettre l’engagement politique au service du citoyen ?» tel a été le thème d’un débat qui a eu lieu, jeudi 29 janvier, à Casablanca.
Organisé par le Conseil de la ville de Casablanca, cet événement qui s’inscrit dans le cadre des «Jeudi de la Gouvernance» a été l’occasion d’entamer une réflexion sereine pour des élections libres, transparentes et d’examiner les moyens de rétablir la confiance des citoyens. «Les politiciens doivent être plus proches des citoyens. Il faut établir des réformes en profondeur et instaurer des mécanismes de contrôle pour une plus grande transparence», a indiqué Nabila Mounib, militante syndicale, politique et associative et professeur universitaire. Pour sa part, Khalil Hachimi Idrissi, président de la Fédération nationale des éditeurs de journaux (FMEJ) et directeur de publication du quotidien Aujourd’hui le Maroc, a souligné que «La participation du citoyen aux élections est étroitement liée à l’offre politique. Celle-ci doit être appétissante. Il faut des projets de qualité». Une idée partagée par
Abderrahim Harouchi, président de l’association Afak, qui a souligné que «Les citoyens savent que leurs conditions de vie dépendent des programmes politiques. S’ils veulent que celles-ci changent, ils doivent voter pour des partis politiques qui ont des projets intéressants et surtout ils doivent avoir la garantie que ces derniers seront réalisés. Les Marocains jugent les élus sur l’efficacité de leurs actions. Il faut des têtes d’affiche qui donnent confiance». Pour Fatna El Khiel, députée au Parlement, «La charte communale va renforcer cette confiance».
Les intervenants n’ont pas manqué de relever les problèmes organisationnels et structurels de la ville de Casablanca. «Le véritable problème se pose au niveau de la taille de la ville qui est beaucoup trop grande. Il faut trouver la taille qui convient pour être en mesure de gérer la ville. Plusieurs problèmes se posent : transport, habitat insalubre… La faillite du transport urbain porte atteinte à la dignité de la personne. Cette perte de confiance s’explique par le fait que le citoyen se sent marginalisé des grands projets. A ceci s’ajoute la pauvreté. La véritable question qui se pose est de savoir quelle société nous voulons pour cette ville», a précisé M. Hachimi Idrissi.  Mohamed Sajid, président du Conseil de la ville de Casablanca, a relevé que «Nous avons franchi beaucoup d’étapes. D’importants projets ont été réalisés au niveau du développement urbain».
Par ailleurs, M. Harouchi n’a pas manqué de préciser que la politique est devenue une affaire de gestion. «Qu’il s’agisse des élections législatives ou communales, le citoyen ne se préoccupe plus de l’idéologie d’un parti. La politique est une question de gestion. Il faut des capacités managériales».
Les dernières élections législatives qui ont été plus transparentes ont été une catastrophe. Elles ont révélé non seulement un très faible taux de participation mais surtout un désintérêt ou plutôt une indifférence des jeunes pour la politique. «Il n’est pas seulement question d’indifférence mais surtout d’ignorance chez les jeunes», a indiqué Abdellah Harsi, président du Centre d’étude et de recherches sur les collectivités locales. Des solutions d’urgence s’imposent pour répondre aux besoins des jeunes générations en matière de pauvreté, d’éducation, de formation et d’emploi.