La nature nous rattrape et nous rappelle à nos obligations, si l’on veut que les papillons- entres autres – continuent à émerveiller nos enfants, il est urgent de revenir à des fondamentaux: notre terre a besoin d’être préservée, notre environnement protégé : notre eau, notre air, nos forêts… n’en peuvent plus de souffrir.
Il ne s’agit certainement pas ici d’un effet de mode mais d’une question vitale de multiples exemples de prise de conscience – à travers le monde- se font sentir ; dans l’un de ses premiers discours, le président Obama n’a-t-il pas évoqué l’opportunité que représentent les «emplois verts». Le Maroc, dans ce domaine essentiel qu’est l’écologie a une véritable carte à jouer et dispose pour cela de multiples atouts.
Mon propos aujourd’hui est de mettre en lumière une initiative qui vient de voir le jour chez nous et illustre parfaitement ce qu’il nous est possible d’ouvrir comme voies nouvelles : il s’agit de la création de la «Fondation Faracha», alliant dans ses objectifs : social, écologie, humanisme, citoyenneté et éducation à la protection de notre environnement immédiat. Vaste programme me direz-vous, mais n’est-ce pas le propre d’une fondation que d’avoir de l’ambition pour le développement d’une population, d’un pays ? N’est-ce pas SM le Roi qui a ouvert la voie dès la fin des années 90 en créant la «Fondation Mohammed V pour la solidarité» puis en créant l’INDH «chantier de règne» ? C’est dire si toutes les (bonnes) volontés sont les bienvenues. La Fondation Faracha est née de la volonté d’un homme –précurseur en matière d’écologie, d’énergies renouvelables, de protection de l’environnement : Jean-Marie Santander, natif du Maroc qui –quelque 40 années après avoir quitté son pays natal –y revient non seulement pour y investir mais aussi pour partager une partie de ses bénéfices au sein de cette Fondation, afin bien évidemment de venir en aide aux plus défavorisés mais aussi mettre en place des solutions environnementales dans le domaine humanitaire. Outre cette «spécificité», plusieurs particularités marquent l’originalité de ce nouveau-né dans notre paysage associatif : les responsables forment une mosaïque entre Marocaines (es) du Maroc, Marocains de France, Français du Maroc et Français de France ; une personnalité d’envergure a accepté d’en être président d’honneur : Robert Castro, fondateur de «Médecins du Monde» et, le monde rural sera une cible d’actions tout aussi importante. D’ailleurs, ce n’est pas Casablanca ou Rabat qu’a choisies la Fondation Faracha pour élire son siège, mais la ville de Benslimane. En matière de protection de l’environnement, d’écologie, d’énergies renouvelables, mais aussi de «tourisme vert» (d’AGR telles que gîtes ruraux, randonnées pédestres, «emplois verts…», mais aussi d’actions sociales s’appuyant sur la nature, le Maroc dispose de nombreux atouts ; Faracha et beaucoup d’autres papillons y contribueront de leurs battements d’ailes avant-gardistes.










