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Larache : 4.000 ha de terres agricoles submergées au Loukkos

Les mauvaises conditions climatiques que le Royaume connaît actuellement ne sont pas clémentes pour la zone agricole du Loukkos. Comme c’est le cas dans certaines régions agricoles au Maroc, cette zone a subi, ces derniers jours, de grandes pertes au niveau de certaines cultures.  Sur une superficie totale de 140.000 ha de terres agricoles, quelque 4.000 ha ont été submergés par les eaux de pluies. «A l’instar de plusieurs autres régions à travers le Maroc, le périmètre du Loukkos a connu, durant ces derniers jours, de fortes chutes de pluies. Le cumul des précipitations enregistré depuis le lancement de la campagne agricole 2008-2009, entre le mois de septembre jusqu’au 6 novembre 2009, a dépassé les quelque 900 mm. Soit une augmentation de 560 mm par rapport à la même période de l’année précédente. Alors que la moyenne des pluies enregistrées dans le périmètre du Loukkos est d’environ 850 mm, soit une hausse de 150 mm par rapport à la moyenne d’une campagne agricole normale»,  explique à ALM Mohamed Doudouch, chef du département du développement agricole à l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA) du Loukkos.  Selon les données de l’ORMVA du Loukkos, le barrage de l’oued El Makhazine est entièrement rempli, alors qu’il était seulement à 50% en comparaison avec la même période de l’année écoulée. «Ces quelque 4.000 ha de terres agricoles submergées par les eaux des pluies dans le périmètre du Loukkos sont composés de 1.000 ha de canne à sucre, 820 ha de céréales, 770 ha de betteraves à sucre, 760 ha de cultures fourragères et 150 ha de pomme de terre. Le reste est constitué des légumineuses et du maraîchage», précise M. Doudouch, faisant remarquer que «la superficie des cultures endommagée ne sera connue avec exactitude qu’après l’arrêt des pluies et le retrait des eaux des terrains inondés».
Notons que la campagne de la coupe et d’usinage de la canne à sucre «sera marquée, cette année, par un certain retard. Généralement, la coupe de la canne à sucre qui commence en février s’étale sur quatre mois. Or, elle ne pourra avoir lieu qu’après un essuyage total des parcelles plantées par cette culture pour permettre l’accès des engins», affirme M. Doudouch.
Et de conclure que malgré ces dernières pertes enregistrées dans cette zone, les professionnels y prévoient une bonne année agricole du fait que les pays producteurs de fraises comme l’Espagne connaissent des conditions climatiques plus difficiles que celles enregistrées au Maroc.

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