La prochaine élection présidentielle du 6 juin en Mauritanie doit être juste et libre et faire partie d’une solution globale, a recommandé vendredi le groupe de contact sur la situation en Mauritanie à l’issue d’une réunion à Paris. «L’élection présidentielle doit être libre, juste et transparente, et organisée par des institutions crédibles, sous l’égide d’un gouvernement neutre», selon un communiqué.
«Elle doit aussi faire partie d’une solution globale, pacifique et démocratique à la crise, qui soit acceptable par le peuple mauritanien et qui jouisse de l’appui de la communauté internationale», ajoute le texte. Le groupe de contact est constitué par l’Union Africaine (UA), l’Union européenne (UE), la Ligue arabe, l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), l’Organisation des Nations Unies (ONU) et l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). La Mauritanie est dirigée par le général Mohamed Abdel Aziz qui a pris le pouvoir lors d’un coup d’Etat le 6 août ayant renversé le premier président démocratiquement élu du pays, Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Soulignant avoir pris note d’un document du pouvoir en place pour l’organisation de la transition. Le Groupe de contact, qui a convenu de se réunir à nouveau avant fin mars, a aussi invité les protagonistes de cette crise à un dialogue politique sous les auspices du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, président en exercice de l’UA.
Le chef du Haut Conseil d’Etat mauritanien n’a pas annoncé sa candidature à la présidentielle, mais des sources concordantes lui prêtent l’intention de briguer le prochain mandat.









