En effet la Région de Chaouia-Ouardigha avait invité à une journée de travail la Région Champagne-Ardenne, 5ème région la plus riche sur les 21 que compte la France. Le Maroc se penche actuellement avec un intérêt accru sur la régionalisation, et la conception qu’en a donné SM le Roi lors de son dernier discours, a permis d’en dynamiser la réflexion.L’intelligence de Si Abderrahim Athmoun – président de la région Chaouia-Ouardigha – lorsqu’il a rencontré Jean-Paul Bachy – président de la Champagne-Ardenne – a été, en constatant les similitudes, de s’atteler aussitôt à la concrétisation d’un accord de partenariat entre les deux régions.
C’est ainsi qu’après plusieurs mois de travaux préparatoires, cet accord sera signé à Paris, à l’occasion du Salon de l’agriculture ce mardi. Les ressemblances entre les 2 régions sont importantes : proximité avec de grandes agglomérations : Casa et Rabat pour Benslimane, Paris pour Reims et Châlons, l’agriculture, notamment viticole. La présence d’un aéroport, principalement dédié au frêt, la volonté de développer le tourisme durable…
A titre d’exemple, la province de Benslimane compte pas moins d’une dizaine de grands projets dans le domaine du «tourisme durable». Bref, autant de signes avant-coureurs d’une possibilité de partenariat, encore fallait-il permettre aux différents acteurs de se rencontrer, d’échanger et de constater in-situ qu’ils étaient faits pour coopérer. C’est donc l’objectif que s’étaient fixé le président de la région Chaouia et le gouverneur de Benslimane en invitant la délégation française à venir sur les lieux mercredi dernier. La matinée a d’ailleurs été consacrée à un échange permettant d’envisager une véritable coopération entre Chaouia- Ouardigha et Champagne Ardenne, suivie d’une visite de l’aéroport et d’une escale au domaine Ouled Thaleb. La partie marocaine avait bien fait les choses, il faut dire que l’enjeu en valait la chandelle et la délégation françaises était visiblement impressionnée par les atouts de cette région du terroir. Dieu sait si les motifs de se plaindre des élus tant en France qu’au Maroc d’ailleurs – sont souvent cités dans la presse, force est de reconnaître que l’un des échelons de notre paysage de la gouvernance a été trop négligé jusqu’à aujourd’hui, il s’agit de la présidence de Région. Cette fonction que nous sommes en train de (re) découvrir est appelée à avoir un rôle prépondérant grâce à notre processus de régionalisaion. Si Abderrahim Athmoun, par cette initiative avant-gardiste et par l’ardeur qu’il met à représenter sa région, tant sur le plan national qu’international, en donne une belle illustration. Puisse-t-il être beaucoup imité…










